Renzo Piano, architecte du musée Beaubourg : « Le Centre Pompidou est parti pour mille ans ! »
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Renzo Piano, 88 ans, architecte et prix Pritzker en 1998.
LTD/Yasin AKGUL/AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Renzo Piano, 88 ans, architecte et prix Pritzker en 1998.
LTD/Yasin AKGUL/AFP
Prix Pritzker 1998 (le Nobel de l’architecture), Renzo Piano partage son temps entre son agence de Gênes (Italie), ville où il est né il y a quatre-vingt-huit ans, et son agence de Paris où il a construit avec Richard Rogers le Centre Pompidou. Alors que Beaubourg, après une ultime fête en fin de semaine (lire ci-contre), fermera ses portes dimanche 26 octobre pour cinq ans de travaux, ce spécialiste des musées (il en a construit trente-trois de par le monde) revient sur les raisons de cette fermeture. Cet homme chaleureux qui ne connaît pas le mot retraite se confie aussi sur son rapport très particulier au Centre Pompidou et livre quelques -confidences…
LA TRIBUNE DIMANCHE — Pourquoi le Centre Pompidou, inauguré le 31 janvier 1977, ferme-t-il pour cinq ans de travaux ? Est-il si fragile qu’il faille déjà le restaurer ?
RENZO PIANO — Beaubourg, c’est une maison de la culture qui a reçu plus de 300 millions de visiteurs en quarante-huit ans d’existence ! Il y a donc une question de résistance inhérente au concept d’origine. Mais ce n’est pas une surprise : s’arrêter chaque demi-siècle pour réfléchir, se remettre en question, c’est dans la philosophie du bâtiment. Oui, Beaubourg doit s’arrêter pour reprendre son souffle.
À lire également
Conçu avant le choc pétrolier, le Centre Pompidou doit-il aussi faire sa transition énergétique ?