Spatial : Venturi Space prévoit une usine à 100 millions d'euros à Toulouse pour ses rovers lunaires
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Le rover Mona Luna doit fouler la surface de la Lune en 2030.
Venturi Space
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Le rover Mona Luna doit fouler la surface de la Lune en 2030.
Venturi Space
Joli coup pour Toulouse. La société monégasque Venturi Space a choisi la Ville rose pour établir un immense site industriel à proximité du CNES pour ses futurs rovers lunaires.
« Toulouse sera notre navire amiral. Nos autres sites en Europe (Monaco, Suisse) vont fournir les systèmes (roues, systèmes chauffants, matériaux cryogéniques, système de sortie du rover de l’alunisseur et batteries haute performance) vers ce nouveau site où se fera l'assemblage du rover et sa qualification. Quelques technologies seront également développées à Toulouse au niveau électronique », a expliqué Antonio Delfino, directeur des affaires spatiales de Venturi Space ce mercredi 21 janvier à l'occasion d'une rencontre organisée par l'AJPAE (Association des Journalistes Professionnels de l’Aéronautique et de l’Espace).
Initialement, la société misait sur un bâtiment de 10 000 m² pour 150 salariés avant de voir plus grand pour prévoir maintenant un site de 16 000 m² qui emploiera à terme 200 personnes, en très grande majorité des ingénieurs. Un premier permis de construire du projet imaginé par l'architecte Wilmotte a été déposé pour démarrer avant l'été les travaux des bâtiments où seront réalisés dès 2027 l'assemblage des rovers. Dans un deuxième temps, une tour, qui abritera le bureau d'études, sera érigée d'ici à la fin 2027.
Le choix de Toulouse s'est imposé en raison de l'historique de la France en matière de spatial. « Le CNES, c'est la seule agence spatiale en Europe qui ressemble à la NASA en matière de recherche technologique. La France dispose d'un réservoir remarquable de cerveaux et d'activités industrielles, donc c'est le bon endroit pour nous implanter », estime Antonio Delfino. En particulier, le directeur fait un appel aux profils expérimentés. « Sur les 200 personnes du site, nous ne recherchons pas uniquement des jeunes qui nous écrivent déjà à tour de bras. Nous sommes en quête de profils seniors entre 45 et 65 ans, et même de jeunes retraités qui ont une expérience colossale », ajoute-t-il.
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