Aéronautique : comment l'industrie veut contrer la mainmise asiatique sur les terres rares
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L'aéronautique emploie plus de 100 000 personnes en Occitanie.
Rémi Benoit
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L'aéronautique emploie plus de 100 000 personnes en Occitanie.
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En pleine escalade dans la guerre des aimants, Pékin a entériné le 6 janvier un blocage immédiat des terres rares en direction du Japon, ce qui pourrait coûter plus de 4 milliards de dollars à l’industrie nippone. En France aussi, la mainmise de la Chine sur ces matériaux stratégiques inquiète.
« Nous assistons à une arsenalisation de la supply chain, autrement dit à l'utilisation des dépendances vis-à-vis de chaînes d'approvisionnement critiques pour créer un avantage géopolitique. C'est le cas notamment au sujet des terres rares. Malgré la trêve d'un an conclue entre les États-Unis et la Chine, le sujet pourrait revenir avec la mise en place de licences d'exportation et des enquêtes très intrusives de la part des autorités chinoises pour demander la destination finale des livraisons », a alerté jeudi Olivier Andriès, le président du Gifas (groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), à l'occasion de ses voeux à la presse.
Même si « la filière aéronautique française est la seule avec les États-Unis, à maîtriser de A à Z l'ensemble des composants pour faire un avion civil », elle reste très exposée aux terres rares.
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« 90% des approvisionnements proviennent de Chine. Cela inclut les matériaux mais aussi toute la filière de raffinage. C'est le cas par exemple du samarium qui entre dans tout le processus de fabrication des aimants et dont nous avons besoin pour fabriquer des moteurs, des moteurs et pour l'actionnement de systèmes électro-mécaniques qui sont à bord des avions », a illustré Olivier Andriès, également directeur général de Safran.