Des salariés manifestent à l'appel de la CGT devant le site de Thales Alenia Space en juin 2024 contre le plan de suppression de postes annoncé par le groupe.
La CGT a obtenu gain de cause devant le tribunal judiciaire de Toulouse pour les fonctions support visées par le plan de suppressions de postes du géant européen du spatial. Ce dernier est déjà en grande partie suspendu depuis le printemps dernier.
Le tribunal judiciaire de Toulouse enjoint Thales Alenia Space de suspendre son plan de suppressions de postes Themis concernant les fonctions support à la suite d'un recours déposé par la CGT.
En mars 2024, Thales annonçait la suppression 1.300 postes en Europe au sein de sa branche spatiale Thales Alenia Space (TAS). Près de 700 emplois à Toulouse avaient été ciblés à Toulouse avec un redéploiement des effectifs via des mobilités internes sur d'autres sites du groupe oule maintien sur place pour réaliser de l'ingénierie destinée à des activités non-spatiales. L'enjeu est important étant donné que TAS emploie sur ses deux principaux sites français 2.700 personnes à Toulouse et 1.800 à Cannes.
Cette décision intervient alors que le constructeur de satellites est affecté par la forte baisse de la demande sur le marché des satellites de télécommunications. Cette situation a généré des pertes significatives pour TAS : 45 millions d'euros en 2023 (contre un bénéfice de 11 millions en 2022), selon les informations de La Tribune. Le groupe entend alors retrouver une profitabilité dans les standards de cette activité.
Plan en partie gelé depuis juin
Après plusieurs mobilisations des effectifs au mois de juin, le plan a été gelé par Thales Alenia Space jusqu'au premier trimestre 2026 pour tous les salariés positionnés sur les programmes spatiaux. Devant le tribunal judiciaire, la CGT — seul syndicat à avoir lancé le recours, FO, la CFDT et la CFE-CGC ne s'étant pas associés à la procédure — a demandé l'arrêt définitif du plan Themis pour l'ensemble des salariés.
La justice a jugé irrecevable cette demande, étant donné que le plan Themis est « d'ores et déjà suspendu jusqu'au premier trimestre 2026 ». Les magistrats relèvent en revanche que le projet n'est pas suspendu pour les ressources indirectes, c'est-à-dire les services supports (services financier, RH, juridique, stratégie, communication, etc.), ce qui représente 33 salariés.
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