Aéronautique : la supply chain européenne face à l'appétit grandissant des industriels étrangers
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L'Aeroforum organisé le 13 novembre par La Tribune depuis l'aéroport Toulouse-Blagnac.
Rémi Benoit
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L'Aeroforum organisé le 13 novembre par La Tribune depuis l'aéroport Toulouse-Blagnac.
Rémi Benoit
En plein salon du Bourget, le sous-traitant aéronautique basque Lauak a annoncé avoir cédé 51% du capital à l’indien Wipro. Un an auparavant, AD Industries a été repris par le groupe indien Motherson. Pour sa part, le groupe lotois Figeac Aero a mené pendant des mois des négociations avec l'indien Mahindra mais les deux entreprises ne sont pas parvenues à un accord.
Cette arrivée d'investisseurs étrangers intervient dans un contexte particulier. « L'augmentation du besoin en fonds de roulement pour la montée des cadences, les problématiques de succession intrafamiliale ou l'envie de créer des consolidations ajoutent des contraintes financières qui conduisent les sociétés ou les actionnaires à faire appel à des financements externes », a fait remarquer Raphaël Petit, managing partner d'Oaklins France lors de l'Aeroforum organisé le 13 novembre par La Tribune depuis l'aéroport Toulouse-Blagnac.

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Pour lui, le choix d'un groupe étranger intervient car « dans 99% des cas, il est mieux-disant en termes de valorisation ». « Un acquéreur étranger peut être prêt à payer plus cher car il anticipe une augmentation de son EBITDA (bénéfice avant impôts, NDLR) étant donné que l'acquisition d'un fournisseur lui permet de proposer ses produits aux clients de cette société européenne. Il compte aussi sur les ventes à venir dans son pays d'origine : un Américain, un Chinois ou un Indien dispose de marchés domestiques plus vastes avec un niveau de synergie plus élevé par rapport à un pays moins peuplé », ajoute-t-il.