L’explosion des classes moyennes dans le monde va se traduire par une appétence plus soutenue que jamais pour le transport aérien, estime Airbus. L’avionneur mise sur 42 000 nouveaux avions nécessaires pour répondre aux besoins des compagnies aériennes d’ici 20 ans.La multiplication des crises ne change rien à l’affaire : le transport aérien parvient chaque fois à absorber les chocs et repartir de plus belle. C’est le constat dressé, une fois de plus, par Airbus, à l’occasion de son traditionnel exercice de prévisions du marché, dévoilé mercredi 8 juillet. « Par le passé, l'aviation a fait preuve d'une résilience constante, explique Antonio da Costa, vice-président chargé de l'analyse et des prévisions au sein du groupe. Malgré la crise au Moyen-Orient cette année, les transporteurs de cette région ont déjà retrouvé 80 à 90 % de leur niveau de vols pré-crise. »
Au niveau mondial, le trafic aérien a ainsi crû de 1 % depuis janvier, d’après Airbus qui pronostique une croissance de 2 % sur l'ensemble de l'année. Et pour les années à venir, les perspectives sont encore plus optimistes, avec une croissance du trafic aérien estimée à 3,9 %, Soit un très léger tassement de la croissance par rapport aux vingt dernières années écoulées, marquées par une croissance de 4,1 %.
Des classes moyennes de plus en plus nombreuses
Airbus prévoit ainsi un doublement de la flotte mondiale d’avions d’ici les vingt prochaines années, en ligne avec ses estimations passées. Soit des besoins estimés à 42 060 appareils de transport de voyageurs de plus de 100 places, entre croissance de la demande (22 240 avions) et renouvellement des flottes (19 820 avions). L’an dernier, le groupe tablait sur 43 420 avions, ce chiffre incluant 2 605 appareils dédiés au fret. De quoi faire passer la flotte mondiale d’avions commerciaux de 23 310 unités à fin 2025 à 45 550 en 2045, hors appareils dédiés au transport de fret.