Spatial : Loft Orbital monte à bord du lanceur européen Maia

Le constructeur du lanceur Maia a été sélectionné par Loft Orbital
Maiaspace

Le constructeur du lanceur Maia a été sélectionné par Loft Orbital
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Et de quatre ! La société franco-américaine Loft Orbital devient le quatrième client commercial de MaiaSpace. Elle a choisi la fusée Maia pour le lancement de plusieurs de ses missions. « L’accord porte sur le lancement de plusieurs missions à partir de 2028 et jette les bases d’un partenariat à long terme entre MaiaSpace et Loft Orbital », expliquent les deux sociétés dans un communiqué. Pourquoi Loft Orbital a-t-elle sélectionné MaiaSpace ? La filiale d'ArianeGroup associe une infrastructure satellitaire réutilisable à une capacité de lancement européenne. Ce qui permet de « rendre les missions satellitaires européennes plus rapides à déployer, plus faciles à adapter à l'échelle et plus prévisibles dans leur exécution », selon le communiqué.
Ce contrat a du sens pour les deux partenaires. « En associant la plateforme satellitaire standardisée et clé en main de Loft Orbital aux services de lancement innovants, modulaires et économiques de MaiaSpace, les deux entreprises élargissent l’éventail de solutions flexibles et rentables proposées aux opérateurs de satellites », expliquent les deux sociétés. Les opérateurs de satellites peuvent ainsi se concentrer exclusivement sur leur modèle économique. Car Loft Orbital propose des missions satellitaires clés en main à des clients gouvernementaux et commerciaux.
Cet accord avec MaiaSpace intervient au moment où « Loft Orbital renforce sa collaboration avec les acteurs publics et institutionnels en Europe », rappelle Emmanuelle Meric, directrice générale France de Loft Orbital, citée dans le communiqué. Ainsi, « le choix d’un fournisseur de lancement européen de confiance constitue une étape naturelle pour soutenir un écosystème spatial européen plus souverain et plus fiable», souligne-t-elle. Le choix de MaiaSpace n'est pas anodin pour Loft Orbital, qui a sélectionné le « champion français » au sein de tous les nouveaux entrants français dans le domaine des lanceurs. Un choix qui a pour objectif de faire taire les critiques sur les origines américaines du groupe mais aussi pour rassurer les pouvoirs publics français et européens de son ancrage en Europe, et plus particulièrement à Toulouse.
Pour Loft Orbital, cet accord devra démontrer la capacité de MaiaSpace à mener à bien des missions satellitaires de bout en bout depuis l’Europe, en combinant la standardisation des plateformes, l’intégration des missions, la coordination des lancements et les opérations en orbite. En s’assurant l’accès à une solution de lancement européenne, Loft Orbital renforce « encore sa capacité à servir des clients institutionnels et commerciaux nécessitant une infrastructure spatiale réactive, fiable et souveraine », précise le communiqué. Ainsi, cet accord « s'appuie sur une relation de confiance de longue date entre MaiaSpace et Loft Orbital et témoigne d'une forte complémentarité opérationnelle entre le modèle de lancement flexible de MaiaSpace et le modèle de réalisation de missions de bout en bout de Loft Orbital ».
Avec la signature de ce contrat, MaiaSpace, qui vient de lancer à Vernon un nouveau site de production industrielle, renforce son carnet de commandes de lancements. Ainsi, l'opérateur a déjà trois quarts des vols assurés pour les trois premières années d’exploitation de Maia, a précisé à La Tribune Yohann Leroy, PDG de MaiaSpace. Il a déjà accroché (signature de contrats avec versement d'acomptes) trois autres clients, Exotrail (plusieurs missions), U-Space (satellite militaire Toutatis) et surtout Eutelsat qui a annoncé avoir signé en début d'année un accord avec MaiaSpace portant sur plusieurs lancements de nouveaux satellites LEO à compter de 2027. Avec la modularité du lanceur Maia, MaiaSpace ambitionne « de devenir un acteur de premier plan sur le marché des lancements en orbite terrestre basse », assure le PDG de MaiaSpace.
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C'est d'ailleurs l'année prochaine que MaiaSpace doit réaliser son premier vol au Centre spatial guyanais (CSG). Puis, la société de lancements prévoit une montée en cadence très rapide avec une vingtaine de vols par an dès 2031/2032. En 2028, elle vise trois lancements, puis cinq en 2029 et enfin dix en 2030. Le contrat signé avec Loft Orbital « illustre la polyvalence des configurations de notre lanceur : grâce à ses versions extensibles et réutilisables, ainsi qu’à son étage d’appoint Colibri, Maia est capable de répondre à un large éventail d’exigences de mission – du lancement de satellites individuels au déploiement et au réapprovisionnement de constellations – sur plusieurs orbites, tant pour des clients commerciaux qu’institutionnels », précise Yohann Leroy, cité dans le communiqué.
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Selon MaiaSpace, son lanceur est parfaitement adapté au marché du secteur des petits satellites en pleine expansion. Doté d’une grande coiffe de charge utile de 3,5 mètres de diamètre, d’une capacité pouvant atteindre quatre tonnes et d’un étage d’appoint Colibri en option pour une flexibilité accrue des missions, Maia offre une solution polyvalente adaptée à un large éventail de missions. Lancée depuis le CSG, dont l’emplacement face à l’Atlantique permet d’accéder à toutes les inclinaisons orbitales – des orbites héliosynchrones aux orbites inclinées -, Maia est particulièrement bien adaptée au déploiement de constellations de satellites.