Hélicoptères Caracal : Les Émirats Arabes Unis et Airbus ont enterré la hache de guerre
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Le Caracal (H225M) va atterrir au Maroc
Airbus Helicopters
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Le Caracal (H225M) va atterrir au Maroc
Airbus Helicopters
Alors qu'Emmanuel Macron doit prochainement se rendre aux Émirats Arabes Unis (EAU) avant Noël (vers les 21/22 décembre), l'hélicoptère tactique Caracal ne s'est toujours pas posé aux EAU. Et pourtant, un contrat avait bien été signé en décembre 2021 lors d'une précédente visite du président français à Abu Dhabi mais le fil des relations s'est progressivement distendu entre Airbus Helicopters et les autorités émiraties, puis entre Airbus et ce riche émirat, pourtant un des alliés les plus proche de la France dans la région. Un fil près de se rompre mais qui ne s'est jamais in fine cassé.
En dépit des incompréhensions des EAU et des malentendus entre les deux parties, le contrat, qui portait sur la vente de 12 Caracal pour 750/800 millions d'euros, n'a jamais été annulé par les EAU. Et pour cause, le Caracal, qui a été notamment sélectionné par les Pays-Bas et Singapour, n'a pas (ou très, très peu) d'équivalent dans le monde en termes de capacités opérationnelles, de rayon d'action avec en particulier cette capacité de ravitaillement et de charge utile. Il est le seul hélicoptère à être capable de transporter 26 personnes jusqu'à 1.000 nautiques.
Les EAU le savent bien même s'ils ont prospecté en vain dans le monde entier à la recherche d'un rival du Caracal pour mettre la pression sur Airbus Helicopters. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils n'ont jamais souhaité annuler ce contrat en dépit du très fort mécontentement vis-à-vis du groupe Airbus, et notamment d'Airbus Helicopters, et des menaces d'annulation. Car s'ils avaient trouvé un autre appareil, ils l'auraient acheté, précise-t-on à La Tribune.
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Tout a commencé peu après la signature de ce contrat très certainement conclu à la hâte dans le tumulte et la surexcitation de la visite d’Emmanuel Macron aux EAU en décembre 2021, qui avait notamment pour objet l'annonce du contrat du siècle en faveur de Dassault Aviation (80 Rafale). Très rapidement, les Émiriens, mécontents, s'en sont voulus d'avoir signé trop vite et ont estimé qu'Airbus Helicopters avait profité de la situation pour conclure un contrat qui lui était trop favorable. « Ce qui n'était pas le cas, explique-t-on à Paris, « mais on a été mauvais dès le départ ». Premier malentendu.