Pour respecter son modèle d'armée 2035, la France doit encore commander 50 Rafale environ
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Rafale
© Dassault Aviation - C. Cosmao
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Rafale
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En attendant l'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) adoptée avant le 14 juillet, les documents budgétaires pour 2026 indiquent une cible d'acquisition de 288 Rafale (dont cinq pour la DGA) au total. Un chiffre qui à première vue peut être déroutant au regard de la cible opérationnelle de 225 Rafale prévue pour l'armée de l'air (185) et la marine nationale (40) dans le cadre du Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale de 2013. La LPM 2024-2030 prévoit un parc Rafale (Air et Marine) de 178 appareils à fin 2030 et de 225 à fin 2035. Soit une cible atteinte avec dix ans de retard par rapport aux objectifs du livre blanc, pourtant rédigé dans le monde d'avant... Fin 2025, les appareils livrés aux armées s'élevaient à 189 appareils depuis le début du programme (140 pour l'armée de l'air, 45 pour la Marine nationale et quatre pour la DGA auxquels il faut retrancher les appareils cédés et perdus).
Comment s'explique cette cible d'achat, qui va bien au-delà du modèle d'armée défini en 2013 ? Tout d'abord, le ministère des Armées a vendu d'occasion 24 Rafale en 2021 prélevés dans la flotte de l’armée de l'air au profit de la Grèce (12 avions) puis de la Croatie (12). Puis, il a racheté à Dassault Aviation 12 appareils en janvier 2021 pour compenser les Rafale cédés à la Grèce, puis en décembre 2023, 12 autres Rafale supplémentaires (Croatie) en même temps que la tranche 5 (30 appareils). A cela s'ajoute deux autres Rafale qui vont être commandés en 2026 et vont remplacer les appareils perdus en août 2024 à la suite d'une collision aérienne. Ces deux appareils seront-ils retirés ou pas d'une future commande qui n'est pas encore passée (tranche 7) ? C'est une question encore en débat, selon nos informations.