New Space : QAIrbon veut casser le mur de la mesure de CO2 industriel
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QAIrbon développe un système de mesure de CO2 directement au niveau des sites industriels
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QAIrbon développe un système de mesure de CO2 directement au niveau des sites industriels
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Selon le dernier rapport des Comptes mondiaux du carbone, les 74 instruments de tarification du carbone en vigueur dans le monde en 2024 ont généré 103 milliards de dollars. Premier contributeur, le système d’échange de quotas d’émission (SEQE) européen qui représente à lui seul 41% des recettes mondiales et a permis, depuis sa mise en place en 2005, de réduire les émissions de dioxyde de carbone de manière significative. Selon les chiffres de la Commission européenne, l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre des secteurs les plus émetteurs d’ici à 2030 serait atteint de moitié. La question n’est donc plus de savoir si la tarification du carbone est efficace ou pas, mais comment rendre ce système plus équilibré dans un monde qui l’est de moins en moins. C’est tout l’objet du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), entré en vigueur le 1er janvier 2026.
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Proposé par la Commission européenne en 2021, cet outil s’inscrit dans le cadre du Pacte Vert et cherche à lutter contre « les fuites de carbones » en imposant une tarification spécifique aux importateurs vers l’UE de certains produits issus de pays aux normes environnementales moins regardantes pour aligner le coût du carbone sur celui des industriels européens. Les secteurs ciblés sont évidemment les plus émetteurs : le ciment, l’acier, l’aluminium, les engrais, l’électricité ou encore l’hydrogène. Selon les études, ce mécanisme pourrait rapporter jusqu’à 10 milliards d’euros par an. A condition, bien sûr, d’en limiter les failles.