Spatial : l'américano-français Loft Orbital rafle un contrat défense très sensible
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Nouvelle installation I&T de Loft Orbital à Golden (Colorado)
Loft Orbital
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Nouvelle installation I&T de Loft Orbital à Golden (Colorado)
Loft Orbital
Désir. Ou le projet D, qui porte sur le développement de technologies françaises en matière d'imagerie satellitaire radar, première étape technologique de la création d'une filière dans ce domaine. Un démonstrateur secret d'une cinquantaine de millions porté par le CNES et la Direction générale de l'armement (DGA) à travers le programme budgétaire 191 (recherche duale). Et c'est le « chouchou » du moment des autorités publiques et politiques, l'entreprise franco-américaine Loft Orbital, qui a gagné en juin cette compétition restreinte lancée à l'été 2024 en tant que chef de file. Dans ce projet, elle est accompagné dans le cadre d'un consortium de Thales Alenia Space (TAS) et du portugais Tekever. Contacté par La Tribune, Loft Orbital n'a pas souhaité faire de commentaires.
Pour autant, la signature du contrat devrait être retardée au mieux à cet automne. Le CNES, qui doit signer le contrat, rencontre actuellement des difficultés de budget en raison des économies qui lui sont imposées, selon des sources concordantes.
Si TAS doit logiquement développer la charge utile à partir de ses compétences en altimétrie - une technologie que le groupe français avait fourni à OHB System dans le cadre des satellites allemands à imagerie radar SAR-Lupe -, Loft Orbital se charge de la plateforme et de l'intégration du système spatial. Initialement, l'intégration du système était prévue aux Etats-Unis. Ce qui pouvait poser de sacrés problèmes en terme de souveraineté, en raison de la réglementation américaine ITAR (International Traffic in Arms Regulations) très contraignante notamment. Le gouvernement américain peut s'arroger le droit d'interdire la vente de données issues de satellites ITARisés pour des raisons de sécurité nationale.
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Les autorités politiques françaises assurent avoir obtenu après de longues discussions des garanties de la part de l'industriel, qui devrait finalement réaliser l'intégration aux Émirats Arabes Unis dans sa nouvelle usine d'Abu Dhabi. Au ministère des Armées, on considère que les dispositions sérieuses ont été prises pour se protéger d'éventuelles « contaminations », y compris avec des technologies développée sous proxy par Loft Orbital aux Etats-Unis. C'était essentiel, la France souhaitant utiliser opérationnellement ce satellite, une fois les démonstrations effectuées. Car, outre son siège social basé à San Francisco (Californie), Loft Orbital a installé en 2023 dans sa nouvelle filiale américaine Loft Federal, basée à Golden (Colorado), un centre technologique, puis en 2024, un centre de tests et d'intégration.