Spatial : Osmos X s’implante à Toulouse pour construire son vaisseau orbital à propulsion plasma
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Osmos X
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Une heure après son décollage, le lanceur largue son nanosatellite arrivé en orbite basse, à 1 000 km au-dessus de la Terre. Un véhicule orbital prend le relais. Il est chargé de transférer le satellite vers sa destination finale en orbite géostationnaire, à 36 000 km d'altitude. Le vaisseau spatial est aussi capable de recharger en carburant un satellite pour allonger sa durée de vie ou encore de désorbiter un engin en fin de mission pour éviter de créer un nouveau débris.
Ce scénario n'appartient pas à de la science-fiction. Ces dernières années, plusieurs projets de véhicules orbitaux ont émergé dans le secteur spatial. La société Exotrail, installée en région parisienne et à Toulouse, a ainsi testé avec succès début 2024 son premier Spacevan qui a déployé un satellite en orbite basse.
Une nouvelle pépite positionnée sur ces services en orbite vient de poser ses valises à Toulouse. Fondée en 2022 près de Rennes, Osmos X développe des véhicules orbitaux.
A la différence des projets actuellement en développement à l'image d'Exotrail qui a opté pour une propulsion électrique à effet Hall, Osmos X mise sur une propulsion plasma. Les moteurs à propulsion plasma, bien que n'ayant qu'une valeur modeste de poussée par rapport aux moteurs à propulsion chimique utilisés pour le décollage des lanceurs, ont en revanche l'avantage de pouvoir fonctionner pendant très longtemps et avec une meilleure efficacité énergétique que les technologies électriques actuelles.
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« Notre technologie s'appelle HPCR (pour High Power Cyclotron Resonance). Notre véhicule va embarquer une certaine quantité de gaz qui, grâce à un effet de résonance, aura un taux d'ionisation très élevé. Cela va permettre d'être à peu près trois fois plus efficace que les moteurs électriques et donc de faire trois fois plus de missions qu'un véhicule équipé d'une technologie électrique existant sur le marché. Les coûts d'opération de la mission seront également divisés », met en avant Arnaud Masson, CEO d'Osmos X.