À Ormuz, le blocus des États-Unis mis à l’épreuve par le passage des navires chinois et libériens
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Le détroit d’Ormuz est la porte maritime du golfe Persique.
© Agathe Perrier, La Tribune
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Le détroit d’Ormuz est la porte maritime du golfe Persique.
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La tension est à son comble dans le détroit d’Ormuz. Alors qu’avant le début de la guerre au Moyen-Orient, un cinquième du pétrole mondial (20 %) transitait habituellement par ce bras de mer étroit reliant le golfe Persique au golfe d'Oman et à la mer d'Arabie, les flux se sont radicalement réduits.
328 passages y ont été recensés en un peu plus d’un mois, entre le 1ᵉʳ mars et le 9 avril, selon la société de données maritimes Kpler. Soit cinq fois moins que d’ordinaire. Durant cette période, l’Iran y a illégalement maintenu paralysé le trafic, en représailles aux attaques israélo-américaines menées à partir du 28 février.
Une amélioration était attendue à la suite du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, entré en vigueur le 8 avril pour une durée de deux semaines. Reste que, deux jours plus tard, seuls 16 navires avaient vogué dans ces eaux. Soit un niveau journalier stable par rapport à avant la fébrile trêve entre les deux parties. Les franchissements devraient même « rester à un maximum de 10 à 15 passages par jour si le cessez-le-feu tient », estimait Ana Subasic, analyste de Kpler, en fin de semaine dernière.
Depuis lors, le contexte s’est encore durci. Après l’échec de pourparlers de paix le week-end dernier entre les négociateurs américains et iraniens, l’armée américaine a annoncé dimanche imposer son propre blocus dans le détroit d’Ormuz. Depuis lundi 16 heures (heure française), il est interdit de le franchir pour tous les navires « de toutes nationalités, entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens ».