L’intelligence artificielle s’impose désormais comme le sujet phare des assemblées générales des entreprises du CAC 40, éclipsant même le sujet du climat.Face à l’impact croissant de l’intelligence artificielle (IA) sur le marché du travail et aux annonces de suppressions de postes faites par Capgemini et la Société générale la semaine dernière, Marylise Léon a lancé un avertissement vendredi 23 janvier sur France Inter. La secrétaire générale de la CFDT a jugé « urgentissime » d’engager un dialogue social et a rappelé qu’il n’existait pas de « déterminisme technologique », mais bien des choix d’organisation à effectuer.
Le même jour, une étude de la fintech Scalens, réalisée avec le cabinet d’avocats Herbert Smith Freehills Kramer, révélait que l’intelligence artificielle s’est imposée en 2025 comme un sujet majeur dans les assemblées générales (AG) des entreprises du CAC 40. Après les résolutions « Say on Climate » qui permettent aux actionnaires de donner leur avis sur la stratégie climatique de l’entreprise, verrons-nous des « Say on IA » fleurir dès 2026 dans les AG des sociétés françaises ?
L’IA au centre des préoccupations des actionnaires
Lors des AG de 2025, le sujet de l'impact de l'IA sur l’entreprise a remplacé le traditionnel rappel des points-clés de l’année écoulée, déjà bien connu des actionnaires. Le temps consacré à l’IA a ainsi atteint en moyenne dix minutes par AG dans les sociétés du CAC 40, dépassant celui accordé à la gouvernance (8 minutes), au climat (7 minutes) ou à la rémunération des dirigeants (5 minutes).
Laurence Vincent, associée au cabinet Herbert Smith Freehills Kramer, souligne que « l’IA n’est plus un sujet technique réservé aux seuls acteurs du numérique, elle concerne désormais toutes les grandes sociétés du CAC 40. C’est ce qui explique sa montée en puissance dans les assemblées générales ».