Microélectronique : Effiblue développe une alternative aux métaux critiques
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Le Ginestium apparaît comme un candidat matériau crédible pour le secteur de la microélectronique.
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Le Ginestium apparaît comme un candidat matériau crédible pour le secteur de la microélectronique.
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Carbone is beautiful ! Le succès du graphène, des nanotubes de carbone ou encore du fullerène, issus des avancées en nanotechnologie et en chimie des surfaces, l’atteste. Cruciaux face à la problématique de la raréfaction des ressources, peu impactants pour l’environnement, plus performants, légers et accessibles que les métaux traditionnels, ces nouveaux matériaux à base de carbone révèlent un vaste potentiel industriel, stimulent le progrès et participent à la nécessaire quête de souveraineté que les soubresauts géopolitiques actuels mettent en évidence. Si bien que d’aucuns parlent d’une nouvelle ère technologique, où le matériau nanostructuré serait roi. C’est dans ce contexte que s’inscrit le Ginestium qui entend bien se forger un destin.
A la manœuvre, l’entreprise Effiblue, fondée à Grasse en 2017 par Virginie Godin et Jean-Philippe Ginestet, après une dizaine d’années de recherche sur cet allotrope du carbone aux propriétés prometteuses. « C’est une sorte de millefeuille de graphènes, une architecture multicouche de carbone nanostructuré, dont l’organisation rend le matériau très performant. On l’obtient par un procédé de synthèse », résume le dirigeant, ingénieur en microélectronique. Très bon conducteur électrique, résistant à la corrosion, léger et doté de propriétés de réflectivité infrarouge, le Ginestium apparaît comme un candidat matériau crédible pour le secteur de la microélectronique. Un marché de plus de 500 milliards de dollars, socle technologique de la révolution numérique, dont les fragilités et l’interdépendance des chaînes de valeur révélées lors de la crise Covid ont poussé la question de l’approvisionnement des composants et des métaux qu’ils contiennent sur le devant de la scène.
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Dans ce cadre, Effiblue vise plus particulièrement le segment des résistances et potentiomètres ainsi que celui des antennes et électrodes. « Rien que dans un téléphone portable, on dénombre 11 antennes. Sachant que l’on produit environ 1 milliard d’unités annuellement, le marché s’avère colossal. Idem pour la voiture avec les capteurs GPS, détaille Jean-Philippe Ginestet. De manière générale, quand il y a bluetooth, il y a antenne, donc métaux, le plus souvent de l’argent. » L’objectif de la jeune pousse consiste donc à remplacer « non seulement les métaux rares tels l’iridium rhodium, le platine et le palladium mais aussi les métaux en général comme le cuivre et l’argent. » Voir le plaquage or des cartes à puce. « Nous travaillons dessus. » Le secteur du spatial s’intéresserait aussi au Ginestium, du fait de son poids, plus léger.