So Bio veut rajeunir sa clientèle avec un concept de magasin plus local
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Le supermarché So Bio de Biganos (Gironde) porte la refonte de l'identité de l'enseigne.
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Le supermarché So Bio de Biganos (Gironde) porte la refonte de l'identité de l'enseigne.
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Ce mardi 10 février est un jour d'inauguration au supermarché So Bio, transformé pour l'occasion, à Biganos, aux portes du bassin d’Arcachon. La métamorphose est telle que les habituels retraités venus faire leurs courses ce matin sont un peu perdus. Au moment de couper le ruban, pour Benoit Soury, directeur du marché bio chez Carrefour, - auquel le groupe So Bio appartient depuis 2019 -, et Florence Gomez, la directrice, l'objectif est de rajeunir la clientèle de l'enseigne.
Cela passe d'abord par la présentation d'une formule visuellement plus « jeune ». Désormais, le frais qui représente 40% du chiffre d’affaires est à l’avant du magasin et l’épicerie au second plan. Cette inversion s’accompagne d’une signalétique moderne et de meubles neufs et fonctionnels mettant en avant les fruits et légumes colorés et le vrac.
La boutique délaisse le vert clair du label Agriculture Biologique pour la chaleur du bois et des lumières tamisées, tout en jouant la proximité avec une offre spécifique pour sa clientèle. Le parti pris est paradoxal. Se tourner vers des marques plus attractives en revoyant l’offre beauté, en s’ouvrant à la nutrition protéinée ou à la cuisine du monde, et miser en même temps sur une forte valorisation des produits locaux et régionaux.
Cette nouvelle formule, ici sur 500 m², va s’étendre aux 70 magasins de l’enseigne en France d’ici à 2027.
Quatrième acteur du marché derrière La Vie Claire, Naturalia et l’indétrônable Biocoop, So Bio envisage d’entrer dans le top 3 des magasins spécialisés. Alors que Biocoop, qui représente 40% de parts de marché, revendique la dimension politique de l’alimentation, So Bio assume une posture moins militante et cible une clientèle grand public, comme les « mixeurs », ces adeptes des grandes surfaces qui fréquentent à l’occasion les magasins spécialisés.
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Pour Stéphanie Pageot, secrétaire nationale de la Fnab (Fédération nationale d’agriculture biologique) : « Les deux stratégies sont nécessaires. D'un côté, on conforte les engagés dans la bio par des engagements forts sur les exigences produits et le cahier des charges. Et de l'autre côté, on va chercher des nouveaux profils ». Alors que la crise sanitaire et l’inflation ont frappé la filière, les enseignes cherchent à se repositionner et le paysage de la bio se reconfigure.
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