Centrale au gaz à géante, diamants synthétiques, terminal pétrolier… Le président américain a annoncé mardi soir les premiers projets dans le cadre de l’accord douanier entre Washington et Tokyo. Mais certaines questions demeurent quant à leur concrétisation.Ce mercredi 18 février, la Première ministre japonaise finissait tranquillement sa matinée, quand un post tonitruant de Donald Trump a dû apparaître en haut de ses notifications : « Je suis heureux d’annoncer trois FORMIDABLES projets dans les secteurs stratégiques du pétrole et du gaz dans le Texas, la production d’énergie dans l’Ohio et les minéraux critiques en Géorgie. »
Dans une déclaration publiée sur X, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a précisé que ces projets représentaient « un engagement de 36 milliards de dollars dans notre économie ». Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre de l’accord obtenu par le Japon en juillet 2025, qui, en contrepartie de l’abaissement des surtaxes douanières américaines à 15 %, s’engage à investir 550 milliards de dollars aux États-Unis d’ici à 2029.
La « plus grande centrale à gaz de l’histoire »
Le premier projet absorbera 33 milliards de dollars, soit la majeure partie de cet investissement. Il s’agit de construire une centrale électrique au gaz naturel. Avec une capacité de 9,2 gigawatts, elle serait la « plus grande de l’histoire », selon Howard Lutnick. D’après l’agence Bloomberg, sa puissance équivaudrait à celle de neuf réacteurs nucléaires.
L’opérateur de la centrale devrait être la société SB Energy, filiale de SoftBank, fonds d’investissement japonais leader des investissements technologiques. Point important : l’installation alimentera en électricité les centres de données consacrés à l’intelligence artificielle aux États-Unis, connus pour être très énergivores. Le site devrait sortir de terre à Portsmouth dans l’Ohio, où il bénéficierait des réserves de gaz de schiste locales.