A Wall Street, les bonus partis pour atteindre des niveaux records
latribune.fr

Le montant des primes devrait atteindre son plus haut niveau depuis 2021, année record pour les transactions et les bénéfices.
BM - REUTERS - Brendan McDermid
latribune.fr

Le montant des primes devrait atteindre son plus haut niveau depuis 2021, année record pour les transactions et les bénéfices.
BM - REUTERS - Brendan McDermid
Les bonus des traders et des banquiers d'investissement de Wall Street devraient augmenter en 2025 pour la deuxième année consécutive, en raison de l'augmentation du volume des transactions et de la volatilité des marchés, estime le cabinet de conseil en rémunération financière Johnson Associates.
Le montant des primes devrait atteindre son plus haut niveau depuis 2021, année record pour les transactions et les bénéfices. Selon le cabinet, les professionnels de la vente et du négoce d'actions bénéficieront des plus fortes augmentations, de 15% à 25%, tandis que les banquiers d'affaires spécialisés dans le conseil en fusions et acquisitions et la souscription d'actions devraient voir leurs bonus progresser de 10% à 15%.
« Les marchés sont à des niveaux de valorisation record et il y a un grand nombre de transactions qui ont été paralysées et qui sont en train d'être libérées », estime Alan Johnson, directeur général de Johnson Associates.
L'année a été marquée par une volatilité accrue, alimentée notamment par les droits de douane introduits par le président américain Donald Trump.
Cette instabilité a stimulé le trading, tandis que l'amélioration de l'environnement des transactions au cours des deuxième et troisième trimestres a conduit les banques à accélérer le recrutement de banquiers d'affaires expérimentés.
Les incitations pour les professionnels de la finance dans les domaines des fonds spéculatifs, du crédit privé, de l'assurance, de la banque de détail et de la banque commerciale devraient quant à elles augmenter de 5% à 10%.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Pour Alan Johnson, cette période de prospérité pourrait toutefois être de courte durée. Il avertit que « la période de prospérité pourrait s'estomper l'année prochaine si l'économie ralentit et si le crédit et l'investissement se détériorent ».
Par ailleurs, l'essor de l'intelligence artificielle (IA) pourrait entraîner une réduction des effectifs jusqu'à 20% dans les entreprises financières au cours des cinq prochaines années, ce qui « pourrait peser à terme sur les augmentations salariales », ajoute le directeur général de Johnson Associates.
Evolutions des primes prévues en 2025 selon Johnson Associates

latribune.fr