Sanofi se sépare de son directeur général après des résultats jugés insuffisants
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Le directeur général de Sanofi, Paul Hudson, quittera ses fonctions le 17 février prochain.
GFM - REUTERS - GONZALO FUENTES
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Le directeur général de Sanofi, Paul Hudson, quittera ses fonctions le 17 février prochain.
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Le directeur général de Sanofi, Paul Hudson, quittera ses fonctions le 17 février, le conseil d’administration du groupe ayant décidé mercredi 12 février de ne pas renouveler son mandat d’administrateur, a annoncé le géant pharmaceutique français.
Sa remplaçante, l'actuelle patronne du groupe pharmaceutique allemand Merck KGaA, Belén Garijo, a été nommée directrice générale par le conseil d’administration et « elle prendra ses fonctions à l’issue de l’assemblée générale du groupe qui se tiendra le 29 avril », a ajouté Sanofi.
Dans l’intervalle, Olivier Charmeil, vice-président exécutif Médecine générale et membre du comité exécutif depuis 2011, assurera les fonctions de directeur général par intérim, a précisé Sanofi dans un communiqué.
La priorité de Belén Garijo, docteure en médecine et de nationalité espagnole, sera « de renforcer la productivité, la gouvernance et la capacité d’innovation de la Recherche & Développement » (R&D), ainsi que d'accélérer « la préparation de l’avenir du groupe », selon le communiqué.
Le Britannique Paul Hudson, issu du marketing, exerce les fonctions de directeur général depuis le 1ᵉʳ septembre 2019. Son départ intervient après de récents revers en R&D et une trajectoire boursière en berne, l'action ayant perdu environ 13 % en 2025.
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« Un éventuel changement de direction chez Sanofi faisait l’objet de discussions depuis un certain temps, la stratégie de R&D du groupe ayant rencontré des difficultés », écrivent les analystes de Jefferies dans une note.
Sous Paul Hudson, Sanofi a fait le pari de l'immunologie - qui traite des maladies du système immunitaire - et a augmenté dès 2023 les investissements pour renforcer sa R&D.
Son mandat a été marqué par la vente l'an dernier de la participation majoritaire de Sanofi dans Opella, qui fabrique l'emblématique paracétamol Doliprane, pour 10,7 milliards d'euros au fonds d’investissement américain CD&R.
L'industrie pharmaceutique est en pleine transformation avec une montée en puissance de l'intelligence artificielle (IA) et de la médecine personnalisée, dans un contexte de pressions sur les prix et de droits de douane imposés par les États-Unis.
Sanofi, qui fut à la traîne pour le vaccin contre le Covid-19, cherche à mettre au point de nouveaux médicaments pour prendre le relais de son produit phare, l'anti-inflammatoire Dupixent, qui a atteint plus de 15 milliards de ventes l'an dernier mais qui perdra son brevet dans 5 ans au plus tôt.
Le groupe a subi récemment des déboires, notamment dans un essai clinique de son médicament tolebrutinib pour le traitement de la principale forme de la sclérose en plaques, qui n'a pas été concluant. Ensuite, fin décembre, l'agence américaine du médicament a refusé d'approuver le traitement pour une forme moins fréquente de cette même maladie.
En septembre, le cours de Bourse de Sanofi avait lourdement chuté après que les résultats d'une étude clinique avaient déçu les investisseurs sur son traitement amlitelimab contre la dermatite atopique.
En mai, l'action avait pâti de l'échec d'une étude clinique dans la dernière étape avant la commercialisation d'un traitement potentiel contre la bronchite du fumeur.
Paul Hudson « a été un sacré vendeur de rêves », a réagi auprès de l'AFP Jean-Louis Peyren, secrétaire fédéral Fnic-CGT chargé de l'industrie pharmaceutique.
« Au lieu d'avoir un financier et une personne qui fait plus du marketing qu'autre chose, on peut espérer que si c'est un médecin, on sera quand même plus orienté vers les besoins thérapeutiques que vers la finance », a-t-il ajouté au sujet de Belén Garijo.
(Avec AFP)
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