Accès aux soins : feu vert de l’Assemblée au réseau « France Santé »
latribune.fr

Le premier ministre Sébastien Lecornu a fixé un objectif de 2 000 maisons " France Santé " d'ici l'été 2026, puis 5 000 en 2027.
Unsplash
latribune.fr

Le premier ministre Sébastien Lecornu a fixé un objectif de 2 000 maisons " France Santé " d'ici l'été 2026, puis 5 000 en 2027.
Unsplash
Un nouvel outil pour tenter de réduire les déserts médicaux. Porté par un amendement gouvernemental au budget de la Sécurité sociale, le dispositif voté à l'Assemblée ce dimanche prévoit un label « France Santé » attribué à des structures locales de soins — maisons de santé, centres de santé, voire certaines pharmacies — qui répondront à un cahier des charges précis : présence garantie d’un médecin et d’une infirmière, pas de dépassements d’honoraires, ouverture au moins cinq jours par semaine et promesse d’une consultation « en 48 heures et à 30 minutes » de chaque Français.
Chaque structure labellisée recevra un forfait d’environ 50 000 euros, pour un budget global de 130 millions d’euros. Le premier ministre Sébastien Lecornu a fixé un objectif de 2 000 maisons « France Santé » d’ici l’été 2026, puis 5 000 en 2027. « Le label permettra de rendre plus lisible, pour nos concitoyens, l’offre de soins de proximité », a défendu la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Le Rassemblement national s’est montré prudent mais favorable à la mesure, appréciant l’effort budgétaire consenti. « Nous validons l’enveloppe supplémentaire de 130 millions d’euros », a commenté Matthias Renault (RN). La gauche, en revanche, a vivement critiqué un dispositif jugé cosmétique. « Vous nous faites le même coup qu’avec France Travail, en expliquant que ça va régler le chômage », a lancé Yannick Monnet (PCF).
À lire également
« À partir du moment où on labellise des choses qui existent déjà, on ne répond pas aux déserts médicaux : les soignants, ce n’est pas comme des champignons, c’est parce qu’on arrose que ça pousse », a ironisé Hadrien Clouet (LFI). « Vous allez mettre dans France Santé des structures publiques, privées non lucratives et privées lucratives », a ajouté Hendrik Davi (écologiste), redoutant que le label ne contribue à la « financiarisation du secteur ».
latribune.fr