Inflation : ce que change le nouveau calcul de l'indice des prix de l’Insee
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L'indice des prix à la consommation calculé par l'Insee a ralentit à 0,9% en 2025 en France.
SL/ - REUTERS - STEPHANIE LECOCQ
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L'indice des prix à la consommation calculé par l'Insee a ralentit à 0,9% en 2025 en France.
SL/ - REUTERS - STEPHANIE LECOCQ
La poussée de fièvre des prix des années 2022 à 2024 a provoqué angoisse et inquiétudes chez les Français et les dirigeants. Au centre des préoccupations, la question du niveau de vie et le règlement des factures. Absente des débats depuis la fin des années 1970, l’inflation a remis au cœur des débats l’indice des prix à la consommation en France (IPC) et en zone euro (IPCH) utilisé pour les comparaisons internationales et par la Banque centrale européenne (BCE). Pour mieux suivre l’évolution des prix, l’Insee s’apprête à revoir ses bases de calcul en appliquant un règlement européen.
À partir de ce mois de février, les indices seront présentés en base 100 en 2025, c’est-à-dire 2025 comme année de référence. Depuis 10 ans, les séries statistiques étaient ramenées à 100 en 2015. « Cela ne change pas le calcul de l’inflation mais il ne faut pas se tromper dans les références pour faire les calculs », avertit Aurélien Daubaire, chef du département des prix à la consommation, à l’Insee. Le 3 février prochain, l'indice provisoire de janvier sera publié par l'Insee. Et la version définitive arrivera le 18 février pour une publication au Journal officiel le 19 ou 20 février. Pour rappel, l’indice des prix à la consommation sert de base au calcul de référence des loyers, pensions de retraite, minima sociaux, salaire minimum ou encore barème de l’impôt sur le revenu. En revanche, l'IPCH est utilisé pour l'indexation des valeurs locatives cadastrales. L’inflation peut également avoir un impact sur les finances publiques et reste donc un indicateur très scruté dans les milieux économiques et financiers.
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Autre changement notable, l’Insee compte s’appuyer sur un échantillon plus large de produits de consommation. Dans la pratique, l’institut de statistiques réalise « des relevés de prix sur le terrain et sur Internet, et utilise des bases de données administratives ou provenant des entreprises ». Pour mieux appréhender les modes de consommation, l’organisme basé à Montrouge va élargir son échantillon de relevés de 6 000 à 10 000 sur deux ans. Pour calculer l’indice des prix à la consommation, les enquêteurs relèvent « le prix du même produit dans le même point de vente ou sur le même site tous les mois ».