La filière agricole, à bout de souffle, « n’arrivera pas à prendre le tournant seule »
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En 50 ans, la France a perdu 30% de sa surface agricole.
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En 50 ans, la France a perdu 30% de sa surface agricole.
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« L’agriculture est l’entreprise qui a su le mieux s’adapter depuis des siècles, car c’est une entreprise à ciel ouvert », affirmait, il y a quelques semaines, le président de la Caisse régionale Alpes Provence, Franck Alexandre, lui-même gérant de son exploitation viticole depuis 1984. « L’agriculture a toujours su s’adapter, depuis des décennies, tant au regard du vivant qu’au regard de l’économie, car nous voyons nos exploitations comme des activités économiques à part entière », souligne Georgia Lambertin, présidente de la chambre d’agriculture de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Autour des exploitations agricoles, au nombre de 416 436 sur le territoire national (métropole et départements d’Outre-Mer) lors du dernier recensement en 2020, mais en perpétuelle diminution, un tissu s’est créé : des piliers techniques avec des stations expérimentales, des ingénieurs, des syndicats, des organisations professionnelles agricoles (OPA), un régime de sécurité sociale (MSA), des assurances et des banques. Et des liens avec les pouvoirs publics, les collectivités territoriales. L’agriculture a su s’adapter, évoluer. Mais elle arrive à bout du modèle sur lequel elle s’est construite. « L’état de la filière agricole est très critique. Elle vit un tournant énorme, mais ne sait pas lequel », reconnaît Georgia Lambertin qui dit comment travailler avec le vivant est aujourd’hui une question d’adaptabilité. « Nous sommes donc confrontés à des aléas climatiques, sanitaires et sociétaux ».