Des colis défilent sur un tapis roulant au centre de tri de JD.com à Pékin, en Chine, le 11 novembre 2025.
/FW1HFS/Himani Sarkar - REUTERS - Maxim Shemetov
La plateforme lancée lundi par JD.com a pour ambition de concurrencer frontalement Amazon mais se distingue, par son modèle économique, d'autres plateformes asiatiques comme Temu ou Shein, explique à La Tribune le professeur d'économie Philippe Moati.
Joybuy est-il un nouveau Temu ou Shein ? Après une phase de test de cinq mois, le groupe asiatique JD.com a officiellement lancé en France et dans cinq autres pays européens (Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni) sa plateforme de commerce en ligne ce lundi 16 mars, misant notamment sur son service de livraison en quelques heures.
La plateforme propose un catalogue de 30 000 références : tech, électroménager, beauté, entretien, maison, alimentation, jouets, mode, produits du quotidien… Avec des marques internationales (Apple, Lego, Samsung, Sony…), chinoises (Xiaomi, DJI et d'autres anonymes en Europe) ou françaises (Le Creuset, Le Marquier, Lucien Georgelin, Goudale…).
« Notre grande valeur ajoutée, c'est ce qu'on appelle le double 11, le service de livraison le jour même. Pour toute commande passée avant 11 heures du matin, elle sera livrée avant 11 heures le soir », détaille le directeur marketing France, Thibault Delebarre. Pour y parvenir de façon autonome, il affirme que Joybuy maîtrise « toute la chaîne de livraison de A à Z ».
Éviter l'amalgame avec Temu et Shein
Joybuy compte faire de cette livraison en quelques heures un « standard de marché », continue le dirigeant, ancien d'Amazon. La livraison le jour même est gratuite pour toute commande supérieure à 29 euros. Sinon, elle coûte 3,99 euros. Les clients ont également la possibilité de retirer leurs colis dans plus de 17 000 points relais en France.
Mais Thibaut Delebarre le martèle : l'amalgame avec les autres plateformes asiatiques, comme Temu ou Shein, « On l'évite à tout prix, c'est notre but et on est vraiment différent ». « On ne fait pas de "dropshipment" (commande au fournisseur pour livrer directement le client, sans gérer de stock, NDLR). Ce n'est pas dans l'ADN de Joybuy », explique-t-il.
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