Alors que l’industrie et de la construction trouvent une bouffée d’oxygène début 2026 à l’échelle nationale, ces mêmes secteurs accusent un repli en région. C’est l’inverse pour les services marchands qui surpassent la moyenne française.Après des mois d’incertitudes et d’instabilité, les entreprises peuvent-elles rêver de stabilité ? Si l’indicateur mensuel d’incertitude de la Banque de France poursuit sa décrue ou se stabilise selon les secteurs, il reste toutefois à un niveau élevé. Pourtant, les chiffres nationaux de janvier, publiés par la Banque de France le 16 février dernier, sont plutôt encourageants. Du moins pour trois secteurs : l’industrie, les services marchands, la construction, qui voient leur activité économique se renforcer. Provence-Alpes-Côte d'Azur, plutôt reconnue pour être une région résiliente, va à contre-courant des chiffres nationaux, en faisant mieux, ou moins bien.
L’industrie provisoirement en net repli
Côté industrie, la dynamique nationale est bien lancée puisque le secteur dépasse, pour le huitième mois consécutif, la moyenne de long terme. Largement porté par les secteurs de la défense et de l’aéronautique qui connaissent un essor ces derniers mois au vu du contexte géopolitique soumis à des soubresauts de part et d’autre, l’industrie tire son épingle du jeu et les professionnels projettent une hausse de leur activité en février. Dans le Sud, bien que territoire clé pour la défense, l’industrie ne poursuit pas une dynamique aussi tranchée. Et pour cause, la Banque de France note « un net repli, à l’inverse de l’évolution nationale » à l’échelle régionale. Le segment des autres produits industriels, notamment, subit de plein fouet la contraction de la demande dans l’industrie chimique et dans les industries manufacturières. Pour autant, les carnets de commandes laissent entrevoir un rebond en février, correspondant notamment à une demande importante du privé et du secteur de la défense dans la fabrication des matériels de transport.