Guerre au Moyen-Orient : le moral des patrons français plonge à un niveau inédit depuis 2015
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Le moral des patrons a chuté brutalement en avril.
CHM/SAA/ - REUTERS - Christian Hartmann
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Le moral des patrons a chuté brutalement en avril.
CHM/SAA/ - REUTERS - Christian Hartmann
Du jamais-vu en onze années d’enquête. L’indicateur de l’optimisme mesuré par OpinionWay pour CCI France, La Tribune et LCI, a chuté brutalement en avril (-7 points) pour atteindre un niveau inédit depuis 2015 (55 points). Ce sombre record traduit le désarroi du patronat français face à la multiplication des crises. Depuis l’éclatement de la guerre en Ukraine, l’optimisme des dirigeants n’est jamais repassé au-dessus de sa moyenne de long terme (100).
En tendance, la courbe n’a cessé de dégringoler depuis juin dernier. Entre la conjoncture mondiale chaotique, la stagnation de la croissance économique et la volatilité des prix de l’énergie, les perspectives économiques inquiètent les milieux dirigeants.
Et, si le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a répété à l’occasion du G7 finances organisé à Paris que l’économie française « résiste », les indicateurs conjoncturels montrent que la situation est loin d’être au beau fixe. « Compte tenu des risques baissiers liés à la guerre du Golfe, la cible de croissance du gouvernement – révisée de 1 % à 0.9 % le 14 avril – paraît désormais difficile à atteindre car cela impliquerait une hausse du PIB réel de 0,3-0,4 % par trimestre jusqu’à la fin de l’année », a expliqué dans une note l’économiste en chef d’Oddo BHF, Bruno Cavalier.
Au classement des risques les plus préoccupants, l’inflation arrive en tête des sujets (24 %) les plus cités par les chefs d’entreprise. Viennent ensuite la flambée des prix des matières (23 %) et celle des prix de l’énergie (19 %). Sur les matières premières, les entreprises dans la construction (79 %) sont en grande majorité très inquiètes. Dans l’industrie (63 %) ou le commerce (53 %), le malaise est bien visible également pour les chefs d’entreprise.