Iran : nouveau choc pour le commerce mondial
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Le détroit d'Ormuz
/FW1FP/David Goodman - REUTERS - REUTERS - Dado Ruvic
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Le détroit d'Ormuz
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3 navires ont été ciblés par l’Iran, à proximité du détroit d'Ormuz où circule 20 % de la consommation mondiale de pétrole.
Les primes d’assurance contre le risque de guerre ont bondi d’environ 50 %. Nombre de polices ont été annulées, obligeant les navires à s’arrêter dans l’attente d’un nouveau contrat.
La crainte d’un embrasement en mer Rouge avec les houthistes au Yémen a également poussé pétroliers et cargos à éviter le canal de Suez.
À chaque montée de tension, l’hypothèse d’une fermeture du détroit d'Ormuz par le corps des Gardiens de la révolution iranienne ressurgit. Cette fois, elle est bel et bien effective. Pourtant, aucune des composantes sécuritaires de Téhéran n’a mis en place un réel blocage stricto sensu. Pas d’emploi de mines sous-marines pour créer un embargo, ni d’attaques de cargos occidentaux par des vedettes, comme ce fut le cas entre 1984 et 1988.
Samedi, dans les premières heures après les frappes israélo-américaines, les Gardiens de la révolution se sont contentés de dissuader les navires de passer le détroit, à travers des messages par radio. En l’absence de déclaration officielle, le flou de la situation a permis à un certain nombre de cargos de transiter, en dépit des avertissements.
La situation s’est brutalement dégradée dimanche lorsque 3 navires ont annoncé avoir été touchés par « des projectiles », d’origine non identifiée, provoquant le coulage de l’un d’entre eux. Interrogé par La Tribune, un analyste du marché pétrolier, présent dans la région, ajoute : « L’un des navires est un transporteur de produits pétroliers, un petit tanker, qui appartient techniquement aux Iraniens. Cela soulève la question de savoir s’ils l’ont fait délibérément, afin d’augmenter les risques de passage dans le détroit d’Ormuz. » Le pétrolier en question, le Skylight – sous sanction américaine –, était au mouillage au large d’Oman depuis une semaine et ne naviguait pas en direction du détroit d’Ormuz.
