Guerre en Iran : l'armateur Maersk ferme ses routes par Ormuz et Suez
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L'Iran avait déjà officiellement fermé le détroit à la navigation, invoquant le danger des frappes en cours
Maersk
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L'Iran avait déjà officiellement fermé le détroit à la navigation, invoquant le danger des frappes en cours
Maersk
Au deuxième jour des frappes américano-israéliennes contre l'Iran, le géant danois du transport maritime Maersk a annoncé ce dimanche la suspension de tous ses passages par le détroit d'Ormuz. Une décision lourde de conséquences pour les chaînes d'approvisionnement mondiales, prise « jusqu'à nouvel ordre ».
« Les services desservant les ports du Golfe persique peuvent connaître des retards, des changements d'itinéraire ou des ajustements d'horaires », a précisé l'armateur mondial dans un communiqué laconique, mais dont la portée est considérable. Car le détroit d'Ormuz n'est pas un passage comme les autres, c'est le verrou énergétique de la planète. Un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié y transitent chaque jour, faisant de ce goulet large d'à peine 33 kilomètres l'un des points les plus stratégiques, et les plus vulnérables, du commerce international.
Le concurent italo-suisse MSC, a ordonné dimanche à tous ses navires présents dans le Golfe de se mettre à l'abri et a suspendu toutes les réservations de fret vers le Moyen-Orient.
La veille, les Gardiens de la révolution iraniens avaient déjà officiellement fermé le détroit à la navigation, invoquant le danger des frappes en cours. Maersk ne fait donc que tirer les conséquences opérationnelles d'une fermeture déjà actée sur le terrain.
Le groupe danois a également annoncé suspendre ses traversées du canal de Suez. Ses lignes reliant le Moyen-Orient et l'Inde vers la Méditerranée et la côte est américaine seront désormais déviées via le cap de Bonne-Espérance, rallongeant les trajets de plusieurs jours et gonflant mécaniquement les coûts de transport. « Nous restons déterminés à minimiser l'impact sur les chaînes d'approvisionnement de nos clients », a assuré l'entreprise, sans dissimuler l'ampleur du défi.
La campagne de frappes lancée samedi conjointement par les États-Unis et Israël contre l'Iran, une opération d'une intensité sans précédent, a coûté la vie au guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Téhéran a répondu dès dimanche en annonçant de nouvelles attaques en représailles, enclenchant une spirale d'escalade dont l'issue reste profondément incertaine. Cette confrontation directe marque un tournant majeur dans les tensions qui couvent depuis des années entre l'Iran et le bloc occidental, et dont les répercussions économiques, à commencer par la paralysie du commerce maritime dans le Golfe, commencent déjà à se faire sentir sur les marchés mondiaux.
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