À partir du 1er janvier, les tarifs de certains médecins spécialistes augmenteront de quelques euros. La consultation « longue » à 60 euros pour les plus de 80 ans entrera aussi en vigueur.
Les tarifs des consultations des médecins spécialistes vont augmenter à partir du 1er janvier au terme de l’accord conventionnel conclu en 2024 entre les syndicats de praticiens et l’Assurance maladie. Cette revalorisation aurait dû s’appliquer au 1er juillet 2025, mais la hausse avait dû être reportée en raison de la dégradation des comptes de l’Assurance maladie.
En pédiatrie, les examens obligatoires pratiqués jusqu’aux deux ans de l’enfant progressent de 5 euros pour atteindre un tarif de 50 euros. Le secteur de la psychiatrie voit la majoration pour les soins aux mineurs passer de 12 à 18 euros. La neurologie ajuste sa consultation de référence à 52 euros, soit une hausse de 2 euros, tandis que le dépistage en dermatologie est désormais fixé à 60 euros. Ces augmentations s’étendent également à l’endocrinologie, la gynécologie ainsi qu’à la médecine physique et de réadaptation.
Au-delà des consultations cliniques, l’accord prévoit une réévaluation des actes techniques, incluant les interventions de chirurgie et d’obstétrique.
La consultation longue à 60 euros pour les plus de 80 ans
Une nouveauté apparaît avec la création de la consultation dite « longue » pour les patients de plus de 80 ans. Facturé 60 euros, cet acte répond à une demande historique des médecins généralistes confrontés à la complexité de la prise en charge du grand âge. Cette facturation, limitée à une occurrence annuelle par patient, est strictement encadrée par trois cas : le suivi immédiat après une hospitalisation, la démarche de « déprescription » visant à retirer certains médicaments à des patients ayant plusieurs traitements simultanés ou l’organisation d’une transition vers un parcours médico-social.
Le forfait unique pour les généralistes
Le 1er janvier signe également la transformation des modes de rémunération indirects. Les forfaits versés par l’Assurance maladie, qui constituent en moyenne 15 % des revenus d’un cabinet de médecine générale, fusionnent en un dispositif simplifié nommé « forfait unique ». Ce versement annuel par patient est modulé selon des critères de vulnérabilité : l’âge, l’état de santé chronique et la précarité sociale. L’échelle de rémunération s’établit ainsi de 5 euros pour un patient âgé de 7 à 74 ans jusqu’à 100 euros pour un patient de plus de 80 ans reconnu en affection de longue durée (ALD).
Ce système de rémunération intègre désormais une composante liée à la performance en santé publique. Le médecin peut percevoir des compléments variables, par exemple 5 euros par patient, dès lors que des actes de prévention spécifiques sont validés, tels que la vaccination grippale ou le dépistage par mammographie. Le montant total versé peut également être ajusté à la hausse en fonction de l’âge du praticien ou de son lieu d’exercice géographique. Cet ensemble de mesures, issu de négociations particulièrement denses, vise officiellement à « revaloriser la médecine libérale » tout en conditionnant ces hausses à une amélioration de l’accès aux soins et à la pertinence des prescriptions.
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