S&P abaisse la note de la France à A+ en raison de risques budgétaires accrus
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S&P anticipe désormais une hausse de la dette publique française à 121% du PIB en 2028.
BM/DN - REUTERS - Brendan McDermid
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S&P anticipe désormais une hausse de la dette publique française à 121% du PIB en 2028.
BM/DN - REUTERS - Brendan McDermid
L’agence de notation S&P Global Ratings a abaissé vendredi la note souveraine de la France d’un cran, à A+ contre AA- précédemment. L’agence justifie cette décision par une consolidation budgétaire jugée plus lente que prévu, faute de mesures suffisamment ambitieuses pour réduire le déficit public.
« Nous pensons que l’incertitude politique pèsera sur l’économie française en freinant l’investissement et la consommation privée, et donc la croissance », a précisé S&P dans un communiqué. Cette révision intervient au lendemain d’une séquence politique tendue, marquée par la survie du Premier ministre Sébastien Lecornu à deux motions de censure. Ce sursis offre au gouvernement une courte fenêtre pour présenter le budget 2026, considéré comme crucial pour la trajectoire des finances publiques.
S&P anticipe désormais une hausse de la dette publique française à 121% du PIB en 2028, contre 112% attendus fin 2024, estimant néanmoins que l’adoption d’un budget d’ici la fin de l’année permettrait de clarifier la stratégie du gouvernement face à cet endettement croissant.
Réagissant à cette deuxième dégradation par S&P en un an et demi, le ministre de l'Economie Roland Lescure a dit « (prendre) acte » de cette décision. « Le gouvernement confirme sa détermination à tenir l'objectif de déficit de 5,4% du PIB pour 2025 », a précisé son ministère dans une déclaration.« Il est désormais de la responsabilité collective du Gouvernement et du Parlement de parvenir à l'adoption d'un budget qui s'inscrit dans ce cadre, avant la fin de l'année 2025 », a-t-il ajouté.
Si la perspective de la note a été révisée de « négative » à « stable », S&P souligne que les incertitudes demeurent élevées à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. L’agence met en avant un équilibre fragile entre, d’un côté, la hausse continue de la dette et l’absence de consensus politique sur le rythme de la consolidation budgétaire, et de l’autre, les atouts structurels du pays, notamment une économie diversifiée et un accès solide aux marchés financiers.
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L’agence avertit qu’une nouvelle dégradation pourrait intervenir en cas de détérioration des finances publiques ou de ralentissement marqué de la croissance. À l’inverse, une amélioration durable des comptes publics pourrait ouvrir la voie à une révision à la hausse.
(avec AFP et Reuters)
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