JO 2024 : la facture grimpe, mais d'autres retombées se profilent
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Le coût pour les finances publiques a été révisé à la hausse par le haut-commissariat au plan.
jb - REUTERS - Marko Djurica
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Le coût pour les finances publiques a été révisé à la hausse par le haut-commissariat au plan.
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Les Jeux Olympiques de 2024 ont-ils eu des retombées importantes pour l'économie et la société française ? C'est à cette question sensible que le Haut-commissariat à la stratégie et au plan a tenté de répondre dans une note dévoilée ce mardi 16 décembre. Ce travail « a permis de prendre en compte au mieux les impacts sur l’environnement, l’emploi, le tourisme… ainsi que la valeur de l’héritage, notamment en matière d’infrastructures », a affirmé dans un éditorial Clément Beaune, commissaire au plan. « Il s'agit d'une évaluation la plus complète sur les Jeux Olympiques », a-t-il complété, lors d'un point presse.
Confiée au Crédoc et supervisée par un conseil scientifique, cette évaluation a pour but de proposer une analyse coût bénéfice inédite et de mieux préparer les Jeux Olympiques de l'hiver 2030. Déjà contesté pour leur impact sur le réchauffement climatique, cet événement risque de susciter encore des polémiques au moment où 2025 s'annonce comme une des années les plus chaudes jamais enregistrées dans l'Hexagone. En prenant en compte l'ensemble des coûts et bénéfices, le commissariat au plan estime la facture finale à 2,8 milliards d'euros. Mais de nombreuses zones d'ombre restent encore à préciser car la méthode repose sur beaucoup d'hypothèses. Et beaucoup de répercussions sur les transports ou la biodiversité n'ont pas été traitées.
Premier enseignement, le coût public a été révisé légèrement à la hausse de 400 millions d'euros pour s'établir à 7 milliards d'euros. À titre de comparaison, la Cour des comptes avait chiffré ce coût à 6,6 milliards d'euros. En brut, le Crédoc monte même la facture à 8,4 milliards d'euros, mais les auteurs de la note déduisent ce montant les recettes fiscales (TVA et prélèvements sociaux) afin de donner un coût socio-économique pour les acteurs publics.
Dans son rapport, la Cour des comptes avait estimé le coût pour la construction et la rénovation d'infrastructures à 3,6 milliards d'euros et 3 milliards pour l'organisation en tant que telle. Sur ce dernier dossier, la sécurité a représenté incontestablement le poste de dépenses le plus colossal (1,4 milliard d'euros), suivi des transports (570 millions d'euros). Concernant les infrastructures, ont été pris en compte les investissements concernant la livraison d'ouvrages olympiques ou le traitement des eaux de la Seine pour la rendre accessible aux baigneurs.