Paris 2024 : un an après les Jeux, un impact économique « relativement limité à court terme »
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Anneaux olympiques sur la tour Eiffel, Paris 2024
Ibex73/WikimediaCommons
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Anneaux olympiques sur la tour Eiffel, Paris 2024
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Les Jeux olympiques et paralympiques sont bel et bien terminés. Un peu plus d’un an après la cérémonie de clôture, la Cour des comptes vient de publier un bilan de Paris 2024 pour les finances publiques. Les « Sages » de la rue Cambon distinguent ainsi le Comité d’organisation (Cojop), les dépenses publiques engagées au-delà de ce périmètre et les recettes générées.
Surprise : avec 75,7 millions d’euros, le résultat du Cojop, arrêté en juin 2025, s’avère meilleur que les 26,8 millions prévus en décembre 2024. Le Comité d’organisation a en effet bénéficié de 224,1 millions d’euros de subventions, acheté des prestations pour 25,1 millions et transféré 37,1 millions d’euros de charges à des tiers.
Les dépenses publiques liées aux Jeux sont, en revanche, réévaluées… À la hausse. Les dépenses d’organisation estimées à 2,77 milliards d’euros s’établissent désormais à 3,02 milliards, tandis que les dépenses d’infrastructures passent de 3,19 milliards à 3,63 milliards d’euros.
Paris 2024 a néanmoins généré des recettes publiques de nature fiscale et commerciale à hauteur de 293,6 millions d’euros. Un montant quoique atténué par des exonérations fiscales qui n’ont pu être recensées de manière exhaustive. Et ce, « faute d’un chiffrage établi par l’administration, malgré une demande de la Cour datant de 2021 », pointe les « Sages ». Ces derniers plaident donc pour une meilleure planification et un renforcement du suivi budgétaire.
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Par exemple, le processus de budgétisation des dépenses de sécurité, qui représentent près de la moitié des dépenses de fonctionnement dans les dépenses de l’État, s’est révélé « particulièrement erratique » dans le projet de loi de finances 2024. La sécurité publique est ainsi qualifiée de « principal vecteur de dépenses non budgétées ».
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