Les États-Unis ont annoncé le 7 janvier leur retrait de 66 organisations internationales. D’autres ont déjà été touchées depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Tour d’horizon des organisations les plus exposées financièrement par ces coupes.Donald Trump porte un nouveau coup dur aux organisations internationales essentielles au progrès de la santé, du climat et de la coopération entre États. Par un décret signé mercredi 7 janvier, le président américain a ordonné le retrait des États-Unis de soixante-six organisations internationales, dont environ la moitié est liée aux Nations unies, a annoncé la Maison-Blanche. Le mémorandum présidentiel les juge « contraires aux intérêts nationaux » et demande aux agences fédérales américaines de cesser leur participation ainsi que le financement de ces entités.
Trente et une d’entre elles, soit près de la moitié, font partie de l’ONU. La plupart des organisations visées sont des agences, des commissions et des groupes consultatifs agissant dans les secteurs du climat, du travail, de la santé humanitaire, du commerce ou du droit international. Parmi elles figure la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux.
Certaines organisations décapitées financièrement
Ces nouvelles coupes prolongent la politique de Donald Trump en la matière. Certaines organisations en souffrent particulièrement. En février 2025, deux mois après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a annoncé la suppression de 90 % des financements destinés à l’USAid, agence majeure de l’humanitaire dans le monde. Un mois après, le secrétaire d’État, Marco Rubio, annonçait le démantèlement pur et simple de l’agence, mettant en péril des programmes cruciaux de lutte contre la famine, le VIH ou la pauvreté mondiale.