Le président américain Donald Trump a focalisé ces derniers jours son discours sur le pouvoir d'achat des Américains. Un calendrier qui n'est pas dû au hasard alors que se déroulent dans quelques mois les élections de mi-mandat et que le milliardaire est au plus bas dans les sondages sur les questions économiques.« Nous marquerons l'histoire comme [2025] étant la meilleure première année jamais réalisée, rien qu'en se basant sur les chiffres », a exulté mardi Donald Trump. En déplacement dans le Michigan, le président américain a tenu un discours en début de semaine devant les membres distingués du Detroit Economic Club, un club de débat organisant des conférences et ayant reçu chaque président en exercice depuis Richard Nixon.
Dans une salle de bal d’un casino transformée pour l’occasion, le locataire de la Maison-Blanche en a profité pour vanter la réussite économique du début de son mandat : « La croissance explose, la productivité monte en flèche, les investissements sont en plein essor, les revenus augmentent. L'inflation est vaincue. »
Un discours qui ne doit rien au hasard dans le calendrier politique puisque les midterms, les élections de mi-mandat qui détermineront la majorité au Congrès, ont lieu en fin d’année. « Trump a identifié que sa faiblesse la plus saillante face aux midterms c’est la perception des électeurs, à tort ou à raison, que l’économie est chère et que les produits sont plus difficiles d’accès qu’avant », commente pour La Tribune Marcos Carias, économiste pour l’Amérique du Nord chez l’assureur-crédit Coface.
57 % des Américains désapprouvent sa manière de gérer les questions économiques, d’après un sondage de PBS News, NPR et Marist poll. Il faut dire que contrairement à ses dires, l’inflation n’est pas « vaincue » ; elle n’est en tout cas pas encore redescendue sous les 2 %, la cible de la banque centrale américaine.
De grands effets d’annonce