Nokia : les syndicats signent un accord avec le finlandais pour supprimer 421 postes en France
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Fin octobre, le groupe finlandais a pourtant annoncé une hausse de ses ventes au troisième trimestre.
CHM/ - REUTERS - Christian Hartmann
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Fin octobre, le groupe finlandais a pourtant annoncé une hausse de ses ventes au troisième trimestre.
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421 postes supprimés. C’est ce qu’a signé dans un accord la branche française de l’équipementier finlandais de télécommunications Nokia avec deux syndicats, ont indiqué lundi à l’AFP plusieurs sources syndicales. Une réduction d’effectifs qui concerne plus de 18 % des quelque 2 300 salariés de Nokia en France.
Les syndicats CFDT et CFE-CGC, majoritaires, ont approuvé le 19 décembre un plan de rupture conventionnelle collective (RCC), qui concerne 78 postes sur le site de Lannion (Côtes-d’Armor) et 343 postes sur les sites de Paris-Saclay, en région parisienne. Pour rappel, les RCC, qui n’ont pas à être justifiées par des motifs économiques, doivent nécessairement obtenir l’approbation des représentants du personnel pour être mises en œuvre.
« Les suppressions d’emplois ne sont jamais une bonne nouvelle » même si ce plan peut constituer « une opportunité » pour les salariés les plus anciens, a commenté auprès de l’AFP Olivier Marcé, délégué syndical central CFE-CGC. Pour ce représentant du personnel, l’enjeu est de « rajeunir la moyenne d’âge de la société ».
Les salariés pourront se porter volontaires au départ à partir de début janvier 2026 jusqu’à fin juin, a précisé Olivier Marcé, ajoutant que l’accord devait encore être validé par la direction du travail.
Le syndicat CGT, qui n’a pas signé l’accord, a de son côté dénoncé dans un tract « une stratégie de démantèlement qui sacrifie l’emploi ». La rupture conventionnelle collective est devenue « un outil presque routinier de gestion des effectifs, permettant d’enchaîner les réductions sans jamais interroger la stratégie industrielle », a fustigé l’organisation syndicale, qui avait signé les deux RCC précédentes, en 2023 et 2024.
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« On ne peut plus accompagner ce genre de procédés », a complété un délégué syndical central CGT. Sollicitée par l’AFP, la direction de Nokia France n’avait pas réagi dans l’immédiat.
Baisse du bénéfice de Nokia
Fin octobre, le groupe finlandais a annoncé une hausse de ses ventes au troisième trimestre. Le chiffre d’affaires a progressé de 9 %, à 4,8 milliards d’euros, dépassant les attentes des analystes. Nokia a néanmoins vu ses bénéfices s’éroder en raison de marges plus faibles. Dans le détail, son bénéfice d’exploitation a atteint 435 millions d’euros sur la période, en baisse de 10 % par rapport aux 485 millions d’euros du troisième trimestre 2024, tandis que son bénéfice net a reculé de 9 %, à 324 millions d’euros.
Toutefois, le groupe estime qu’il est en mesure d’atteindre son objectif de bénéfice opérationnel annuel compris entre 1,7 et 2,2 milliards d’euros.
(Avec AFP)
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