Italie : un budget 2026 qui soulage les classes moyennes mais taxe lourdement les banques
latribune.fr
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a salué un budget 2026 comportant quelques baisses d'impôts pour les classes moyennes et une nette mise à contribution des banques.
Le Parlement italien a approuvé mardi 30 décembre un budget 2026 prévoyant une baisse d'impôts d'environ 9 milliards d'euros sur trois ans pour les classes moyennes, tout en imposant une contribution renforcée des banques.
Le Parlement italien a approuvé mardi 30 décembre un budget 2026 comportant quelques baisses d'impôts pour les classes moyennes et une nette mise à contribution des banques.
La loi de finances prévoit notamment une baisse d'impôts d'environ 9 milliards d'euros sur trois ans, fléchée pour les classes moyennes, et une amnistie fiscale pour l'année 2023. Le taux d'imposition passe de 35 à 33 % pour les revenus allant jusqu'à 50 000 euros.
Retraite à taux plein à 67 ans et trois mois
C'est un budget « sérieux et responsable, élaboré dans un contexte complexe, qui concentre les ressources limitées disponibles sur certaines priorités fondamentales: les familles, l'emploi, les entreprises et la santé », s'est félicitée sur X la Première ministre italienne Giorgia Meloni, à la tête d'un gouvernement ultra-conservateur.
La loi de finances inclut aussi un financement supplémentaire du système de santé publique, en souffrance, à hauteur de 6,6 milliards d'euros en 2026, pour notamment réaligner les salaires du secteur et recruter des médecins et des infirmiers.
Concernant les retraites, le gouvernement a légèrement repoussé l'âge de départ : les Italiens ne pourront prendre leur retraite à taux plein qu'à 67 ans et trois mois à partir de 2028, contre 67 ans auparavant.
Le gouvernement a également prévu un cadeau pour les collèges et lycées privés, avec un nouveau bonus allant jusqu'à 1 500 euros par an et par enfant pour les familles modestes qui veulent inscrire leur enfant hors des écoles publiques.
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La question du financement
Pour rester à l'équilibre, le budget prévoit de faire contribuer les banques et assurances à hauteur de 11 milliards d'euros entre 2026 et 2028, avec plusieurs hausses d'impôts. Du côté des consommateurs, le diesel et les cigarettes seront également taxés davantage.
Un amendement stipule aussi que les réserves d'or de la Banque d'Italie « appartiennent au peuple italien ». Mais après des critiques de la Banque centrale européenne, la loi fait maintenant référence au respect des traités européens en la matière.
À l'autre bout du spectre, le forfait fiscal prévu pour attirer les étrangers ainsi que les Italiens qui voudraient rentrer au pays passe de 200 000 à 300 000 euros annuels.