Donald Trump envisage d'assouplir sa politique tarifaire sur l'acier et l'aluminium, utilisés notamment dans les produits de consommation courante. En cause, la gronde qui monte chez les citoyens américains quant au coût de la vie. Explications.
Le signe d'un premier vrai revirement sur le « bazooka douanier » de Donald Trump ? Peut-être bien. Ce vendredi, le Financial Times révèle que le dirigeant envisage une baisse de certains droits de douane sur l’acier et l’aluminium. L'objectif est clair, selon le FT : répondre à « la crise du pouvoir d’achat qui sape sa cote de popularité à l’approche des élections de mi-mandat de novembre ».
Pour mémoire, durant l’été 2025, le président américain avait imposé au monde des surtaxes sur les importations d'acier et d'aluminium, pouvant aller jusqu'à 50 %.
Celles-ci avaient été étendues à près de 400 produits fabriqués à partir de ces métaux, comme les éoliennes, les engins de chantier, les wagons de train, les motos, etc. Mais aussi certains produits de la vie courante, comme les machines à laver, les fours, les ustensiles de cuisine ou encore les boîtes de conserve pour les boissons ou la nourriture.
Le portefeuille des Américains touché en plein cœur
Résultat : des prix qui grimpent et pénalisent le portefeuille des citoyens américains. Du côté des entreprises exportatrices, des incohérences dans le taux des surtaxes ont aussi été déplorées, certaines jugeant ce système tarifaire totalement « kafkaïen ».
Pour remédier au problème, le journal britannique indique que l'administration Trump travaille à l'élaboration « d'une liste révisée des produits concernés et prévoit d’en exempter certains ». Autre initiative pour calmer la fronde : des enquêtes plus ciblées afin de savoir sur quels produits il est pertinent d'imposer une surtaxe.
L'étude de la Fed qui dérange Trump
Les révélations du Financial Times interviennent quelques heures après la publication d'une étude de la Fed, selon laquelle « près de 90 % des taxes à l’importation de 2025 ont été payées par les entreprises et les consommateurs américains ». Et non les pays étrangers auxquels ces droits de douane sont imposés.
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