Après avoir résisté cette année, l’économie tricolore devrait voir sa croissance progresser en 2026. Mais de nombreuses incertitudes pourraient peser sur l’activité.
Tout ne va pas si mal en France. L’économie a plutôt bien résisté en 2025. La croissance devrait s’établir à 0,9 %, en léger recul par rapport à l’année dernière (1,1%). Plus encourageant, elle « se stabiliserait au premier semestre 2026 à un rythme proche de la moyenne des années 2010 (+0,3 % par trimestre) […] et afficherait déjà 1 % d’acquis à mi-année 2026 », anticipe l’Insee dans sa note de conjoncture publiée mercredi 17 décembre.
Pour l’institut statistique, plusieurs éléments devraient se conjuguer positivement : l’investissement des ménages (+0,6 % par trimestre) et celui des entreprises (+0,3 % au T1, puis +0,4 % au T2) resteraient dynamiques ; la contribution du commerce extérieur à la croissance serait positive à la mi-année, les exportations progressant plus rapidement que les importations ; et la consommation des ménages accélérerait légèrement de 0,3 % au premier trimestre.
Par ailleurs, l’inflation ne remonterait que légèrement à 1,5 % sur un an en juin 2026, après avoir affiché 1 % cette année – un taux « significativement plus faible en France que dans les autres pays européens », pointe l’Insee. Une remontée due principalement à la hausse des prix de l’énergie et des prix alimentaires.
Sur un plan économique, l’examen chaotique du budget 2026 au Parlement – qui devrait déboucher sur une consolidation budgétaire peu ambitieuse – apparaît favorable à l’activité économique, du moins à court terme.
Morosité sur le front de l’emploi
En revanche, ce climat d’incertitude n’encourage pas les entreprises à embaucher. Ainsi, le relatif dynamisme de l’économie ne devrait guère profiter à l’emploi l’année prochaine. « Sur un an, à la mi-2026, il serait en hausse de 0,2 % soit +71 000 emplois, uniquement du fait de l’emploi non salarié », prévient l’Insee. Les créations de microentreprises devraient ainsi rester fortes. Dans le détail, les secteurs de l’industrie et de la construction verraient l’emploi diminuer, tandis qu’il serait stable dans le secteur tertiaire marchand (commerce, transports, activités financières, etc.) hors intérim.
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