Un an tout juste après sa création, en plein cœur des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJOP) des Alpes 2030 connaissait une crise interne majeure consacrée par le départ de son directeur général, Cyril Linette, en raison de « désaccords insurmontables ».
L’apogée de turbulences dont les premières secousses se sont faites ressentir dès décembre dernier, avec la démission de la directrice des opérations, Anne Muhac, suivie de celle du directeur de la communication, Arthur Richer et du président du comité des rémunérations, Bertrand Méheut.
Face à cette valse de départs qui commençait à éroder l’image des Alpes alors qu’aucun sponsor ne s’était encore manifesté, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait fini par appeler, au rassemblement fin février, lors du retour des athlètes français à Albertville : « Tout le monde a son poste de combat et tirons tous [...] dans le même sens pour arriver en 2030 ».
Un appel réitéré il y a quelques jours à Chamrousse (Isère), lors de la cérémonie de retour des athlètes paralympiques par la ministre des Sports, Marina Ferrari : « L'État français veut que ces Jeux se passent bien, que l'on arrive à avoir une gouvernance qui tienne bon et que ça tourne, tout simplement », rappelle l'Equipe.
Remettre de l'ordre dans l'organisation et la direction du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) des Alpes 2030, c'est tout l’objet de la réunion qui s’est tenue à Lyon ce jeudi 19 mars, afin de pouvoir accélérer sur les chantiers à mener.