Alors que la direction du Cojop est sous le feu des critiques, Matignon a décidé de diligenter une mission d’inspection sur les enjeux de gestion d’Alpes 2030Secoué par les départs de cadres et de son directeur général, le Cojop 2030 traverse un hiver difficile. Ses dirigeants s’en expliqueront en haut lieu en rentrant de Milan-Cortina. « Le Premier ministre a décidé de diligenter une mission d’inspection sur les enjeux de gestion d’Alpes 2030, confirme Matignon à La Tribune Dimanche. Ses conclusions seront remises d’ici à la fin du mois de mars », alors que Sébastien Lecornu sera demain dans les Alpes pour accueillir le drapeau olympique.
Plusieurs inspecteurs généraux, issus notamment du ministère des Sports et de Bercy, sont chargés des auditions et d’en tirer des conclusions. Selon nos informations, ils sont déjà à la tâche. Les salariés discrètement questionnés se sont plaints de ne pas voir leur expertise respectée, face aux exigences des parties prenantes (collectivités locales, mouvement sportif et État).
« Le moment venu, j’assumerai »
Une pierre dans le jardin du président du Cojop, Edgar Grospiron. « La majorité des directeurs reste toutefois à interroger. Nous étions souvent à Milan, nous nous attendons maintenant notre convocation », glisse un gradé du Cojop pas surpris par la démarche au vu des soubresauts d’une gouvernance qui irrite jusqu’à l’Élysée.
Edgar Grospiron en est conscient, et multiplie les réunions. « En champion olympique, il considère chaque bosse comme une opportunité de rebond », image un de ses proches. Une des manières envisagées pour reprendre pied témoigne de sa prise en compte des critiques.