L’agriculture régénératrice peine à tracer son sillon en France
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La nouvelle usine de transformation d'Intact produira de grandes séries de légumineuses dès ce mois-ci.
(© Intact)
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La nouvelle usine de transformation d'Intact produira de grandes séries de légumineuses dès ce mois-ci.
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A l’occasion du 10e anniversaire de l’accord de Paris, qui prévoit notamment une diminution de l’émission des gaz à effet de serre de 25% en 2030, le constat reste identique. L’agriculture française peine toujours à adopter des modèles de culture plus vertueux, notamment pour la préservation des sols. A preuve, seulement 20 000 exploitations (sur environ 400 000) mettent en pratique l’agriculture régénératrice qui consiste à assurer la rotation des cultures, à les couvrir, enfin à bannir l’utilisation d’engrais azotés.
« L’agriculture régénératrice peine à se développer essentiellement en raison du manque d’accompagnement des agriculteurs, explique Lionel Alletto, directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae). De surcroît, l’absence de label établi pénalise ces dispositifs dans un contexte économique précaire et incertain pour la filière ».
Le lancement le 27 novembre dans les Hauts de France du dispositif Covalo (pour Coopérer-Valoriser), créé par la principale structure d’agri-écologie, Pour une agriculture du vivant, constitue l’une des initiatives qui pourraient changer la donne.
Concrètement, cette « coalition » réunit les coopératives légumières œuvrant pour les marques Bonduelle, Mac Cain et Intersnack, des acteurs publics comme l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, ainsi que des industriels de l’agro-alimentaire tels la briocherie Pasquier, le fabricant d’amidon Roquette et la division d’alcool neutre de LVMH. Enfin, le secteur bancaire est représenté par le Crédit agricole. A la clé, un cahier des charges précis répondant aux principes de l’agriculture régénératrice.
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« Les exploitants qui s’inscriront au sein du projet bénéficieront d’une part d’une plateforme digitale commune de mesure de leur score en termes de culture raisonnée, précise Anne Trombini, directrice générale de Pour une agriculture du vivant. Un accompagnement technique avec la mise à disposition d’un conseiller dédié, ainsi qu’une prime minimum de 100 euros par hectares sont d’autre part assurés ». Déjà en place dans quatre autres territoires, la Normandie, le Maine-et-Loire, la Vendée et les deux Sèvres, ainsi que le Sud-Ouest, Covalo table sur 160 agriculteurs « recrutés » en 2026 et 1750 d’ici trois ans dans les Hauts-de-France.
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