Une galerie marchande dédiée à la seconde main et des espaces de sensibilisation au tri et à la réparation ouvriront au printemps 2027 sur 12 000 m2 au nord de Bordeaux. Après avoir réuni 19 millions d’euros, le collectif ïkos a lancé les travaux de son futur Village du réemploi pour en faire un pôle de l'économie circulaire unique en France.Le panneau a été posé. C’est officiel ! Ici, au nord de Bordeaux sur le secteur de la Jallère, l'entreprise Atlantique Gascogne Constructions (AGC), du groupe Cassous, a débuté la construction du Village du réemploi. « Pour l’instant, rien de très visible », prévient Marion Besse, présidente-directrice générale de la société coopérative d’intérêt collectif (Scic) Ïkos qui réunit des acteurs du réemploi et de l’économie sociale et solidaire ainsi que des partenaires financiers et publics.
« Après la dépollution du site par Bordeaux Métropole, depuis la mi-mars, du caillou a été posé, tassé, compacté. C’est le travail de préparation du sol. Puis, les piliers de béton sortiront de terre », confie celle qui porte avec détermination le projet depuis 2017 et est désormais régulièrement en réunion de chantier pour suivre l’avancement des travaux et valider des choix.
Une charpente réutilisée
« Cela va du bardage à l’antidérapant sur les marches », s’amuse Marion Besse qui commence à en connaître un rayon. Mais surtout, une charpente sera démontée d’un bâtiment en Bretagne, retravaillée par Pyrénées Charpentes avant d’être réinstallée à Bordeaux. « 5 % du chantier sera dédié au réemploi. Cela peut paraitre peu, mais c’est tout de même significatif étant donné l'ampleur du projet et c’est un minimum », précise Marion Besse.
Le financement global s’élève en effet à environ 19 millions d’euros. Le projet a bénéficié de subventions publiques, d’apports en fonds propres et quasi-fonds propres et de financements bancaires de long terme. « Il a eu un écho particulier sous la mandature de Pierre Hurmic qui y tenait parce qu'il était le reflet de sa politique. Mais c'est un projet transpartisan. Tout le monde le soutient localement depuis le début », explique Marion Besse.