Loin du Black Friday, Bordeaux aura son village du réemploi en 2027
Hélène Lerivrain
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Le village du réemploi ïkos devrait voir le jour en 2027 au nord de Bordeaux.
ïkos / Atlantique Gascogne Construction
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Le village du réemploi ïkos devrait voir le jour en 2027 au nord de Bordeaux.
ïkos / Atlantique Gascogne Construction
Rien qu'à l'idée d'évoquer le Black Friday, vaste opération de consommation débridée qui se déroule ce 29 novembre, Marion Besse soupire : « Il faut absolument développer des offres de consommation responsable. C'est l'une des missions d'ïkos ! » Elle est la directrice de cette société coopérative d'intérêt collectif (Scic), composée de neufs acteurs de l'économie sociale et solidaire, qui porte ce projet unique en France : créer un village dédié au réemploi.
Ce lieu atypique proposera sur 12.000 m2 toutes les activités liées au réemploi : une galerie marchande de produits d'occasion (mobiliers, vêtements, livres, jouets, épicerie, bricolage, sport, matériaux de construction, etc.), un espace dédié aux dons, un autre au tri, à la réparation et à la transformation et, enfin, une zone consacrée à la sensibilisation, la formation mais aussi l'innovation. 300 emplois sont annoncés dont 50 % en insertion et plus de 12.000 tonnes de déchets pourraient y être traitées chaque année, soit une réponse à 20 % de l'objectif de réemploi de la Métropole bordelaise. De nombreuses étapes ont été franchies ces derniers mois, ce qui permet d'envisager une ouverture courant 2027.
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Le promoteur a été désigné. Il s'agira d'AGC (Aquitaine Gascogne construction), filiale du Groupe Cassous, acteur local du BTP, qui propose une offre globale de construction aux entreprises : de la conception à la réalisation en passant par la gestion administrative du projet immobilier. Le plan de financement de 18,5 millions d'euros est également en passe d'être bouclé. « Les subventions représentent 6,5 millions d'euros. Nous avions 4 millions d'euros de fonds propres à aller chercher. Nous aurons de bonnes nouvelles en cette fin d'année », confie Marion Besse à La Tribune.
Hélène Lerivrain