Essoufflement du Made in France : le lunettier Atol veut montrer l’exemple
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Au siège d'Atol à Beaune, le montage des lunettes nécessite 120 étapes environ.
(© Atol)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Au siège d'Atol à Beaune, le montage des lunettes nécessite 120 étapes environ.
(© Atol)
La 13e édition du salon du Made-in-France (MIF expo), grand-messe du Fabriqué en France qui ouvre ses portes aujourd’hui à Paris jusqu’au 9 novembre, est un terrain d’exposition tout trouvé pour le lunettier Atol. Il est présent cette année à la Porte de Versailles. La cinquième enseigne d’opticiens hexagonale (465 millions d’euros de recettes et 2 600 salariés en 2024), basée à Beaune en Côte-d’Or, a relocalisé depuis l’été dernier la fabrication des montures de ses gammes de lunettes Ameya et Latitude, de Chine dans le Loir-et-Cher.
« Nous prévoyons dans un premier temps de faire produire annuellement par la Manufacture de Vendôme plusieurs dizaines de milliers de montures de paires de lunettes, assure le PDG d’Atol, Eric Plat. Plus de la moitié de nos verres sont également fabriqués en France. Nous comptons ensuite monter en puissance pour atteindre des volumes supplémentaires, d’autant plus nécessaires pour maintenir des prix acceptables par le consommateur français ».
Une donnée évidement essentielle pour la pérennité et le développement du Made in France qui passe selon le dirigeant lunettier par trois paramètres prioritaires : la volonté de produire localement, l’intégration d’un bureau de design pour créer des produits en phase avec la mode, enfin, le choix de sous-traitants très qualifiés.
La Manufacture de Vendôme, outil de production construit fin 2024 par le groupe lunettier Icare, créé à Hong Kong en 1998 par deux Français expatriés, Cédric Bimar et Samuel Degruson, participe de cette appétence retrouvée du secteur pour le Made in France.
D'autres enseignes y ont déjà relocalisé une partie de leur production. Il s’agit notamment du groupe ADCL, concepteur et distributeurs de lunettes notamment pour les marques de prêt à porter Sandro, Maje et Christian Lacroix.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
« Malgré les efforts entrepris, la part de nos montures et verres fabriqués en France qui étaient encore de 65% en 2024 est redescendue à 60% cette année, constate Eric Plat. En cause, notamment, le 100% santé optique adopté en 2020, qui prévoit le remboursement total des lunettes et a fortement boosté les montures et les verres moins chers issus d'Asie». À la clé des paires de lunettes vendues une trentaine d’euros au lieu du prix moyen de 150 euros.