Dans le cadre du plan d'électrification, l'exécutif vient d'annoncer une offre « clés en main » de pompes à chaleur pour baisser les factures de chauffage ainsi que le fléchage des aides à la rénovation vers l'électrification. Des déclarations qui ne surprennent pas les professionnels, mais qui agacent les lobbys gaziers.Treize jours après les premières déclarations du Premier ministre Sébastien Lecornu dans la cour de Matignon, le gouvernement vient de présenter, ce jeudi, le détail du plan d'électrification baptisé « Pour une énergie moins chère, plus souveraine et plus durable ». Au cœur du dispositif : la décarbonation des modes de chauffage dans les logements comme dans les bâtiments.
Installer, maintenir et financer
Après la fin du gaz dans la construction neuve, il est désormais question d'une offre « clés en main » de pompes à chaleur pour baisser les factures. Partant du principe que la dynamique d'installation des PAC reste « trop faible », l'État veut « faire émerger » un pack qui comprendra l'installation, la maintenance et le financement de la PAC ainsi qu'éventuellement la facture d'électricité, le tout « payé sous forme de mensualités sur une durée de l'ordre de trois ans ».
Tous les ménages modestes disposant d'un chauffage carboné dans leur maison individuelle seront éligibles. « En prenant en compte les aides MaPrimeRénov', les certificats d'économie d'énergie et le lissage sous forme de mensualités, [cela] se fera sans apport », précise l'exécutif dans une déclaration transmise à la presse.
Aussi, lancera-t-il une consultation pour établir un appel à projets fixant la liste des critères correspondant à cette offre intégrée. Objectif : labelliser des premiers acteurs « dès l'automne » pour que des ménages en bénéficient « avant l'hiver ». Déjà l'État cible 25 000 ménages bénéficiaires, avant de « se normaliser » pour contribuer à l'atteinte d'un million de pompes à chaleur installées en 2030.