Immobilier : pourquoi les ventes de logements anciens se sont améliorées en 2025

Le nombre de transactions réalisées en 2025 est remonté à 951 000, selon l’indice Notaires-Insee de référence publié ce jeudi.
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Le nombre de transactions réalisées en 2025 est remonté à 951 000, selon l’indice Notaires-Insee de référence publié ce jeudi.
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Les ventes de logements anciens se sont améliorées en 2025. Le nombre de transactions est remonté à 951 000, selon l’indice Notaires-Insee publié ce jeudi 26 février. Ce rebond signe la reprise du marché immobilier après deux années de crise. L’activité progresse de 12,5 % par rapport à 2024 et retrouve son niveau de 2017.
« Pour la première fois depuis trois années, l’activité s’inscrit dans une stabilisation qui milite en faveur d’une reprise prudente », a commenté Élodie Frémont, présidente de la commission statistiques immobilières des notaires du Grand Paris. Elle estime que cette « reprise est légère » et rappelle que le volume de ventes reste « historiquement bas » en Île-de-France.
« Le combo gagnant de 2025, c’est la maîtrise des prix et des taux d’intérêt », se réjouit Charles Marinakis, président du réseau Century 21 France. Il salue une année parmi les cinq meilleures des vingt dernières. La stabilisation des taux immobiliers légèrement au-dessus de 3 % et la baisse des prix en 2023 et 2024 expliquent ce redémarrage.
En 2025, les prix ont augmenté de 1,1 %. Cette variation est « sans excès » et « correspond au niveau de l’inflation », souligne Loïc Cantin, président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim).
En Île-de-France, les prix ont progressé de 0,7 %. Dans le détail, les appartements ont pris 1,2 % tandis que les maisons ont perdu 0,4 %. En province, la hausse est plus marquée (+1,2 %), tirée par les appartements (+1,7 %).
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Au total, les prix nationaux grimpent de 1,5 % pour les appartements et de 0,8 % pour les maisons sur l’année.
Après l’euphorie post-Covid, la remontée des taux en 2022 a bloqué les projets des ménages. Ce choc a provoqué un coup d’arrêt brutal du marché.
Charles Marinakis rappelle toutefois que la flambée des prix n’est pas totalement résorbée. De même, les taux restent supérieurs aux niveaux d’avant la guerre en Ukraine. « Les Français ont retrouvé une partie du pouvoir d’achat immobilier, mais pas la totalité », souligne-t-il.
Par conséquent, l’accession à la propriété devient complexe pour les primo-accédants. Ils doivent souvent compter sur « des dons ou des prêts familiaux », observe Élodie Frémont.
Selon les notaires du Grand Paris, la mensualité d’un prêt sur 20 ans a bondi de près de 10 % entre 2022 et 2026. Cette hausse concerne autant les appartements que les maisons en Île-de-France.
Le marché est aussi élitiste. Les ventes à moins de 4 000 euros le m² représentaient 80 % du marché francilien au début des années 2000. Elles n’en pèsent plus que 30 % aujourd’hui.
À l’inverse, les transactions dépassant 6 000 euros le m² constituent désormais la moitié des ventes. Ce basculement exclut de fait les ménages modestes de la propriété.
« Ne peuvent prétendre à accéder à la propriété que les secundo-accédants ou les ménages disposant de plus de 50 000 euros de ressources », précise Loïc Cantin.
Pour 2026, les professionnels misent sur une stabilité des volumes autour de 950 000 ventes. Toutefois, le coût du crédit pourrait freiner les ardeurs des acheteurs.
L’Observatoire Crédit Logement/CSA anticipe une hausse des taux vers les 4 % d’ici 2027. Enfin, le nouveau « dispositif Jeanbrun » d’aide à l’investissement locatif devra faire ses preuves pour redynamiser durablement l’ancien, selon Charles Marinakis.
(Avec AFP)