Les résultats du premier trimestre 2026 de la Fédération des promoteurs immobiliers sont « catastrophiques », en dépit de l’avantage fiscal obtenu dans le budget 2026 pour les investisseurs.Grâce à leur activisme et à un alignement des astres politiques, tout semblait sourire aux professionnels du logement neuf : statut du bailleur privé obtenu dans le budget 2026, projet de loi de relance du logement confirmé par le gouvernement… mais la guerre au Moyen-Orient, synonyme de stress économique et d’inflation, est venue rebattre les cartes.
Les mises en vente « n’ont jamais été aussi basses »
Tant et si bien que les résultats de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) au 1ᵉʳ trimestre sont « catastrophiques », dixit le délégué général Didier Bellier-Ganière. Les mises en vente ont chuté de 19,2 %, comparées à celles du 1ᵉʳ trimestre 2025 et même de 21,2 % comparées à celles de 2024. « Elles n’ont jamais été aussi basses sur un trimestre ! » s’est ainsi alarmée la FPI.
Le retrait d’opérations immobilières, c’est-à-dire la part des logements retirés de la commercialisation, est, lui, encore reparti à la hausse pour le quatrième trimestre consécutif. Le pourcentage est désormais de 24 %. « Un logement sur 4 est retiré faute de clients », résume, lapidaire, à La Tribune, un promoteur.
Ce n’est guère mieux du côté des réservations au global. Les ventes aux particuliers chutent de 10,8 % et les ventes en bloc – aux bailleurs sociaux – de 35 %. « Difficile à ce stade d’y voir un signe de reprise pour 2026 », s’est encore exclamée, ce mardi matin, la Fédération des promoteurs immobiliers.