Le groupe « Paris Liberté ! » au Conseil de Paris, emmené par Rachida Dati, met sur la table l’idée d’une aide à l’apport pour favoriser l’achat immobilier des primo-accédants dans la capitale.Ce n’est pas parce que la candidate de la droite et du centre, Rachida Dati, a perdu les élections municipales face au socialiste Emmanuel Grégoire, que le groupe politique de 51 membres qu’elle co-préside — « Paris Liberté ! » — va s’effacer du débat politique durant la nouvelle mandature. Le message a été passé la semaine dernière à La Tribune par l’autre coprésident du groupe, Grégory Canal, premier adjoint au maire du 15ᵉ arrondissement et également chef de cabinet du garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
À l’occasion d’un Conseil de Paris extraordinaire, ce mardi 14 avril, la droite parisienne souhaite s’attaquer à un thème largement préempté par la gauche : le logement. Profitant d’un débat organisé sur « la lutte contre la spéculation et les logements inoccupés », elle entend défendre la mise en place d’une « politique d’aide à l’apport initial » en faveur des ménages primo-accédants, issus des classes moyennes. Avec un objectif simple : les aider à acquérir un bien dans la capitale. L’idée s’inspire de la politique mise en place par la ville de Denver (États-Unis) qui a créé un fonds versant une aide aux acheteurs d’un premier logement.
Selon la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), le prix moyen des appartements, en ce mois d’avril, s’élève à 9 659 euros par mètre carré à Paris. Un tarif très élevé qui oblige les potentiels acheteurs à se constituer un apport très conséquent, parfois autour de 25 % du prix du bien. Mais qui exclut inévitablement un grand nombre de ménages ne pouvant, faute d’une aide familiale conséquente, réunir une telle somme.