C'est une nouvelle illustration des difficultés du prêt-à-porter enfant milieu de gamme. Le groupe propriétaire d’Okaïdi (vêtements pour les 3 à 14 ans), IDKids, a été placé en redressement judiciaire ce mardi. La procédure devant le tribunal de commerce de Lille Métropole concerne également ses marques Obaïbi (0-3 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, ont indiqué à l'AFP direction et syndicats. Ces quatre entités emploient environ 2 000 personnes en France.
La direction explique que cette demande de protection doit permettre de « redonner du temps et de la capacité financière » au groupe, qui doit « accélérer » sa « transformation ». Pour rappel, Okaïdi, marque historique du groupe dont le siège est basé à Roubaix (Nord), réalise 600 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le monde, dont 300 millions en France, selon une porte-parole. Au total, IDKIDS est présent dans 70 pays, pour un chiffre d'affaires global de 800 millions d'euros et 6 000 salariés.
Bernard Cherqui, président de l'Alliance du commerce et directeur général de Mondial Tissus, explique auprès de La Tribune que le secteur du prêt-à-porter « moyenne gamme » est « très attaqué par les plateformes de l'ultra fast-fashion ». Il est également « très présent dans la seconde main », complète Philippe Moati, professeur émérite d'économie à l'université Paris Cité. Encore plus pour le marché enfant : l'idée étant que « ce n'est pas porté très longtemps, donc si c'est de la cochonnerie ce n'est pas grave ».