Ces PME misent sur la mode responsable face à la crise du prêt-à-porter
Hélène Lerivrain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Hélène Lerivrain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Elle aurait pu ne jamais le savoir ! C'est un message envoyé par la costumière de Natalie Portman qui a alerté la fondatrice de la marque girondine Minuit sur Terre. « L'actrice avait choisi une paire de chaussures végane de ma collection pour le tournage de son dernier film. Sauf qu'il n'y en avait plus en stock », relate Marie Viard-Klein. Ni une ni deux, la gérante de Minuit sur Terre mobilise aussitôt l'usine de production avec laquelle elle travaille au Portugal pour fabriquer deux nouvelles paires de chaussures en vingt-quatre heures. Opération réussie !
Ce placement de produit, dont elle mesure difficilement les retombées, ne doit toutefois pas éclipser les difficultés du secteur de la confection. À l'heure où des boutiques ferment des enseignes sont placées en redressement judiciaire, plusieurs acteurs du made in France ou du made in Europe sont également frappés par la crise du prêt-à-porter. « L'année 2022 a été catastrophique », souffle Marie Viard Klein.
À lire également
La faute à l'inflation, son impact sur les marges et ses effets sur le porte-monnaie. « 2022 restera comme une année compliquée, confirme William Hauvette, fondateur de la marque de vêtements bordelaise Asphalte. C'est la première fois que nous avons perdu de l'argent avant un retour à l'équilibre en 2023 et de dégager une rentabilité pour la première fois, là aussi, en 2024. »
Hélène Lerivrain