Budget de la Sécu : l’heure du vote après une pluie de concessions
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Sébastien Lecornu sous tension à l'approche du vote sur le budget de la Sécurité sociale.
LTD/REUTERS/Gonzalo Fuentes
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Sébastien Lecornu sous tension à l'approche du vote sur le budget de la Sécurité sociale.
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Moment de vérité pour le Premier ministre Sébastien Lecornu et son gouvernement. Cet après-midi aura lieu le vote du budget de la Sécurité sociale, après une deuxième lecture à l'Assemblée nationale la semaine dernière dans une Assemblée non majoritaire et en l'absence de l'utilisation du 49.3.
Pour cela, l'exécutif a utilisé la carte du compromis lors de cette seconde salve de débats, sur fond d'objectif d'économies pour la Sécurité sociale. Mais si le compromis permet un éventuel vote du budget, les conséquences sur le déficit sont, elles, lourdes. De fait, le gouvernement visait initialement un objectif de déficit à 17,6 milliards d'euros pour les comptes de la Sécurité sociale. Il devrait finalement atteindre 22,5 milliards d'euros, quantifiait la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin samedi soir. Un montant loin de la limite que s'était imposée Sébastien Lecornu, à 20 milliards d'euros de déficit.
Malgré tout, le Premier ministre souhaite un vote favorable de sa copie, a-t-il rappelé sur X. « Ne pas avoir de budget serait dangereux, pour notre protection sociale, nos comptes publics et pour le rôle du Parlement. » Il avait alerté plus tôt dans la semaine du danger d'une absence de budget, qui conduirait à « 29 ou 30 milliards d'euros » de déficit pour la Sécurité sociale l'an prochain. « Il s'agit d'un niveau inédit en l'absence de crise économique qui s'apparenterait à une perte de contrôle », avait indiqué la Direction de la Sécurité sociale dans une lettre au Premier ministre, qui table plutôt sur un déficit prévisionnel au-delà de 30 milliards d'euros pour 2026.